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Et meilleurs vœux !

@ Christophe Druaux

Le 13 janvier 2012, la France vient de perdre son fameux « triple A » et il me reste tout juste 17 jours pour vous souhaiter la bonne année.
Une carte de vœux qui n'en est pas vraiment une, conçue comme une photographie prise sur le vif.

Merci Free !

Mardi dernier, je me suis senti honoré par la présentation qu'a fait Xavier Niel de Free Mobile. Honoré, oui, c'est le mot. À tel point que si j'avais été présent dans la salle de conférence, j'aurais sans doute poussé un de ces cris aigus qui ont salué les offres annoncées, tel un blogueur californien en short invité à une Keynote d'Apple.

Je me suis senti honoré car je fais partie des quelques grognards qui n'ont jamais voulu souscrire à un abonnement téléphonique incluant de l'internet mobile. Entendons-nous bien : j'avais les moyens de m'offrir un tel abonnement mais je trouvais précisément cela trop cher. Durant toutes ces années, on se moquait de moi, on me crachait dessus dans la rue, on m'unfollowait (j'adore conjuguer unfollow). Mes enfants faisaient l'objet de railleries dans la cour de leur école maternelle parce que leur papa ne pouvait pas se connecter au WWW depuis son portable. Si ça n'avait touché que moi, passe encore mais quand ça touche les enfants, je vous jure que c'est difficile à vivre (les sanglots me viennent en écrivant ces lignes).
Bref, contre vents et marées, j'ai tenu bon.

Bien sûr, comme beaucoup, j'en avais pourtant besoin. Je me débrouillais chez SFR avec un forfait à 12 euros par mois pour 1 h 30 de voix (en cumulant négos et avantages fidélités — il faut dire que je ne suis pas un grand ami du téléphone dont je ne me sers qu'en cas de nécessité absolue) complété en cas de besoin par un « pass » 3G à 35 euros qui me permettait de me connecter à internet depuis mon iPad lors de mes vacances. Pour ces 35 euros, SFR me donnait droit à 1 Go de données… avec une scandaleuse durée d'utilisation limitée à 2 mois, qui en dit long sur l'état d'esprit des opérateurs historiques. Donner 35 € de temps en temps à SFR pour un service aussi mesquin me filait des boules au ventre mais au fond de moi, je savais que ça ne durerait pas. Car bien avant que Free n'annonce officiellement sa volonté de s'attaquer aux opérateurs mobiles, je l'attendais déjà, comme une évidence. Tous les soirs, l'oreille collée sur le haut-parleur de ma TSF, j'attendais LE message d'annonce.

Alors depuis quelques jours, je jubile peut-être un peu plus que « les pigeons » en voyant Orange, SFR et Bouygues, pourtant prévenus, tenter de s'aligner en catastrophe, avec des offres bricolées qui sont encore loin d'arriver à ce que Free Mobile propose. L'offre la plus spectaculaire proposée par le nouvel opérateur étant celle dont on parle pourtant le moins dans la presse, c'est à dire le forfait à 2 euros pour 60 minutes de communication vocale (gratuit pour les détenteurs de Freebox), avec surtout la minute de dépassement facturée à 5 centimes (c'est à dire 3 euros pour chaque heure supplémentaire). Je rappelle que la grande majorité des abonnées au téléphone mobile n'ont pas (besoin ?) d'accès internet et ne possèdent pas de couteux (et éphémère) smartphone. Par conséquent, à elle seule, cette offre va faire économiser plusieurs centaines d'euros par an à des millions de Français — y compris à ceux qui ne sont pas abonnés chez Free, grace au mécanisme concurrentiel qui se déclenche enfin. Ce n'est pas rien.

Je ne pense pas me tromper en avançant que ce qui s'est passé mardi dernier est un fait unique dans l'histoire de l'industrie française. En 30 minutes, un homme a dynamité un marché national, qui plus est l'un des plus lucratifs qui soit. Il a puni les opérateurs historiques, déjà condamnés en 2005, puis 2007 pour entente par le Conseil de concurrence — sans que rien n'ait d'ailleurs changé depuis. En passant, il a aussi donner un petit taquet à l'État et son scandaleuse « forfait RSA » (il faut dire qu'en bon crevard, je bénéficiais moi-même d'un forfait téléphonique plus intéressant que celui proposé à ceux qui touchent le RSA, c'est dire…). Mieux encore, au delà de la simple annonce commerciale, Xavier Niel a déployé un argumentaire militant et déterminé pour expliquer pourquoi et comment Free Mobile allait faire mieux que tout le monde. Enfin, pour glorifier l'esprit discount, il s'est même offert de luxe de présenter tout cela avec une chemise débraillée dont les manches étaient trop larges (si, si, regardez bien les images).

Alors, quoi que vous pensiez de Free Mobile, IL FAUT écouter la présentation de Xavier Niel :