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Mon objet de l'été



Je m'étais promis de faire connaître dès que possible à mes quelques lecteurs cet anneau volant découvert par hasard cet été dans un petit magasin de jouet en Bretagne («  La maison blanche », à Saint-Cast, pour être précis), vendu 16 €. L'anneau, composé d'une structure rigide dans un enrobage souple, avec un profilage étudié, est capable d'aller à plus de 400 mètres (record homologué au Guiness Book : 406 m d'après le site du fabriquant).

La façon dont cet anneau a de flotter dans l'air — voire de prendre parfois de l'altitude en cours de vol — relève de la magie. J'ai dépassé sans problème les 100 m de distance sans forcer (en fait, à moins d'avoir à dispo un immense terrain plat, on ne peut jamais vraiment forcer sur la puissance, ce qui est d'ailleurs assez frustrant quand on voit les capacité de l'objet). Le tout avec des trajectoires parfaitement rectilignes, même dans un contexte venteux. Magique, je vous dis !

(Au cas ou cela soit utile de le préciser, cela n'est pas un « billet sponsorisé ».)

Message de service

Message à mes amis, clients, lecteurs et spammeurs qui nous imaginaient peut-être définitivement partis avec la caisse dans un pays lointain, protégé des conventions d'extradition : après de gros problèmes de connexion depuis presque 2 mois (ligne téléphonique fixe comprise) enfin résolus + 3 semaines de vacances, ma belle et moi sommes de nouveau joignables par téléphone et internet. Avec nos excuses pour la gêne éventuellement occasionnée.

Cartographie du réseau SNCF (autopromo)

Avec un mois de retard, en attendant de mettre enfin à jour le portfolio en ligne de mon atelier (les cordonniers…), je publie ici quelques images de la cartographie du réseau grandes lignes de la SNCF, que j'ai eu l'honneur de mettre en forme. Un projet difficile, bourré de contraintes qu'il serait compliqué de détailler ici mais sur lequel j'ai pris beaucoup de plaisir. Un grand merci à la fine équipe de SNCF Voyages pour la confiance qu'ils m'ont accordée tout au long de l'aventure (1 mois de boulot à temps plein, weekends compris + 3-4 nuits). Une version plus aboutie, comprenant quelques modifications et informations supplémentaires, devrait voir le jour d'ici la fin de l'année. On va dire qu'il s'agit là d'une version beta qui devait être prête pour le lancement du nouveau site de Voyages SNCF.com.
Je précise juste que cette carte a deux objectifs principaux : montrer les différents transporteurs liés à la SNCF et la couverture européenne du réseau grandes lignes.










Mathématiques et vuvuzela : CQFD ;-)

• Soit un stade de 60 000 personnes.
• Les vuvuzelas sont vendus autour de ce stade comme objets souvenirs aux couleurs de chaque nations participantes + les locaux qui ont leur propre équipement. Sur ces 60 000, imaginons simplement que 6 000 spectateurs rentrent dans le stade avec l'objet du diable.
• Si ces 6 000 spectateurs se servent chacun de leur vuvuzela pendant seulement 10 secondes au cours d'un match, cela nous donne 60 000 secondes de vuvuzela. Donc 1 000 minutes de son à faire tenir sur 90 minutes de jeu : dix fois plus qu'il n'en faut (et encore, en prenant en compte des estimations basses).

Son ininterrompu pendant tout le match.

Coupe du monde et chaussures Nike fluo : vers le coup publicitaire du siècle ?



De ces premiers matchs de coupe du monde, je retiens deux choses : le son des vuvuzelas et le orange fluo des chaussures Nike portées par un grand nombre de joueurs.

Dans le football comme dans la plupart des sports, les joueurs sont personnellement sponsorisés par des marques d'équipement sportif (entre autres sponsors et partenariats publicitaires qui peuvent rapporter annuellement jusqu'à 3 fois le salaire des joueurs, rien que ça). Des contrats bien souvent signés pour de longues durées dès les premières années de haut niveau, renouvelables à prix d'or selon la médiatisation et l'engagement publicitaire de chaque joueur et comprenant notamment les chaussures de match, autrement appelées « les crampons » chez les fouteux. Le problème, c'est que les équipes, que ce soit en sélection nationale ou en club, sont également sous contrat avec une marque pour ce qui concerne l'équipement vestimentaire. Ainsi, au fil des changements de club et des sélections en équipe nationale, nous voyons couramment des joueurs qui portent, par exemple, un maillot, un short et des bas de marque Adidas (contrat équipement de l'équipe) et des chaussures Nike (contrat équipement personnel du joueur). À l'intérieur d'une même équipe, tous portent les mêmes vêtements mais tous ne portent ni la même marque, ni le même modèle de chaussures. Cela-dit, au hasard des partenariats, on peut bien entendu aussi trouver des joueurs équipés de la tête au pieds par une même marque. Voila pour le contexte.

Le fait est que, concernant le Football, Adidas a toujours été en avance sur Nike, notamment pour ce qui concerne les contrats avec les équipes européennes. Adidas produit également le ballon officiel de la coupe, qui devrait à lui seul rapporter une manne financière et publicitaire à la firme fondée après guerre par l'allemand Adolf (« Adi ») Dassler.
Sauf que cette année, il y a un type chez Nike, que je ne connais pas mais qui a vraisemblablement eu une idée aussi simple que géniale : faire porter la même paire de crampons à tous ses joueurs sous contrat participant à la coupe du monde. Des chaussures commercialisées à 400 $ la paire sous le doux nom de « Nike Mercurial Vapor Superfly II » et qui, par leurs couleurs, ont surtout l'avantage d'être identifiables immédiatement depuis une caméra de télévision, quel que soit le niveau de zoom. Le devant est gris-neutre, ce qui permet de pouvoir tout de même marier la chaussure à n'importe quelles couleurs nationales tandis que l'arrière de la chaussure et la semelle sont oranges fluo. Nul doute que cet aspect colorimétrique de la conception a été savamment étudié pour un rendu optimal sur écran. Résultat : à chaque match, nous avons naturellement l'impression qu'une majorité de joueurs sont sous contrat avec Nike tandis que les produits des concurrents sont visuellement noyés sur le terrain par des dizaines de modèles et de couleurs différentes qu'il devient difficile de rattacher à une marque sans d'aide d'un gros plan. Ce n'est évidemment pas la première fois qu'une paire de crampons aux couleurs flashy est commercialisée et dans notre cas, c'est bien le fait que TOUS les joueurs sponsorisés par Nike portent cette même paire qui fait la grande force de l'opération.

Au moment ou j'écris ce billet, je n'ai pas réussi à trouver d'articles ou d'informations sur ce coup marketing mais il est évident que le but de cette opération n'est pas seulement de vendre un modèle de chaussure en particulier (surtout à 400 $ la paire) et puis ça, on l'a déjà vu mille fois dans le monde du sport. Non, ce qui est fort, c'est que grâce à cette même paire de crampons fluo, Nike parvient à donner l'impression d'être omniprésent dans le monde du foot professionnel. Depuis des années, tout le monde pensait qu'Adidas dominait (à juste titre d'ailleurs — même si la firme allemande n'est pas au mieux depuis quelques années) et en 4 jours, Nike arrive à faire passer l'idée contraire, juste avec une paire de chaussure. Et encore, la coupe ne fait que commencer… imaginez l'impact en terme d'image sur un mois de compétition, avec le nombre de téléspectateurs qui suivent un tel évènement !

En voyant toutes ces petites taches orange fluo s'agiter sur mon écran, je pense parfois au petit sourire en coin que doit avoir à chaque match le gars de chez Nike qui a eu cette idée. Bonnes vacances à lui ! ;-)

PS : Pour les non fouteux qui s'intéresseraient au sujet, vous pouvez apprécier par vous même l'impact visuel provoqué en regardant par exemple la première minute du résumé du match Allemagne-Australie d'hier soir.

[édit 15 juin : bon ok, dans la précipitation, j'y suis peut être allé un peu fort avec « le coup du siècle » dans le titre, désolé ;-) ]

Jouer dans la rue

Hier, j'ai vu une chose devenue rare, à Bobigny en tout cas : des enfants qui jouaient dans la rue. Jouer. Pas traîner, pas marcher, pas s'asseoir sur un banc : jouer. Dans la rue. Lorsque j'étais enfant, cela me semblait tout à fait naturel. On jouait un peu à tout et n'importe quoi dans la rue, avec ou sans voitures en stationnement — elles étaient d'ailleurs beaucoup moins nombreuses qu'aujourd'hui à dormir sur les bords de trottoir de banlieue. Jeux de ballon, jeux de balles, chat & souris, billes, beaucoup de vélo également… lorsqu'il ne pleuvait pas, on faisait à peu près tout dans la rue. Connus de tous, les enfants du quartier participaient à tisser des liens entre les riverains.
Hier, j'étais émerveillé en voyant ces quatre enfant jouer dans la rue. Ça tapotait du ballon, ça riait, ça courait, c'était bien.

Patatras ! Juste au moment ou j'arrivais à leur hauteur, telle un coucou horloger, une femme sortit de chez elle, demandant sur un ton désagréable à ces enfants de déguerpir. Elle n'avait pas envie que sa voiture soit abîmée. Cherchant probablement à me prendre à témoin, son injonction se finissait sur un ton narquois, comme si ces gosses venaient de faire quelques chose d'irrationnel « jouer au ballon dans la rue… non mais ça va pas la tête ! ». Passant mon chemin, je lui ai simplement répondu par un rictus de désapprobation.

Chers amis, au cas où vous ne l'aurez pas remarqué, en zones urbaines, la rue appartient aux automobiles. Les enfants gênent.

Ravalement de façade

Juste pour signaler un petit lifting de ce blog.

Quelques réglages graphiques ici et là (on est jamais trop minimaliste ;-)
Sidebare simplifiée, moins d'intertitres, plus de catégories inutiles et d'avantage de simplicité. Dans la partie auteur, j'ai ajouté des liens vers mes pages Facebook, Twitter et même vers ma page Deezer, pour les mélomanes.
Sur la page d'affichage des billets, le singe, mascotte historique de ouinon.net, a disparu au profit d'une photographie de Massimo Vitali — il est possible que cette photo soit régulièrement changée au grès des saisons ou de mes envies.

Rappel annuel

Je rappelle à mes quelques lecteurs que ce blog comporte deux types de contenu :
• Mes billets. Ils sont ouverts aux commentaires, sauf situations exceptionnelles.
• Une sélection de mes commentaires postés sur d'autres blogs. Ceux-ci sont signalés par une pseudo balise « Commentaire /» en titre. Pour ne pas multiplier inutilement les fils de discussion sur un même sujet, ces articles ne sont pas ouverts aux commentaires. Cependant, si le sujet abordé vous intéresse, vous êtes bien entendu invités à en discuter avec moi et l'auteur sur son blog d'origine.

La distinction entre ces deux types de contenu est clairement visible lorsqu'on consulte ce blog via sa homepage (une colonne sidebare ; une colonne « mes commentaires ailleurs » ; et une colonne « mes billets ici », vous devriez aller voir au moins une fois ;-) mais peut s'avérer plus confuse pour celui qui me suivrait exclusivement par RSS ou backlink, d'où ce rappel.

À bientôt,
Christophe D.

Viens d'ouvrir un compte Twitter

Oui, je suis à la bourre, on ne chambre pas, merci ;-)
Du coup, une fois n'est pas coutume, je me retrouve avec un nom d'utilisateur à la noix : Chris_Ouinon. Hé…

Curieux d'observer le monde Twitter depuis l'intérieur. Comprendre le folklore, mieux connaitre les gens que je suivrai (pas forcément évident à travers les commentaires de blogs), avoir accès à un autre niveau d'information, apprendre à écrire court. Cependant, en ce qui me concerne, le problème est toujours le même : la crainte de ne pas avoir assez de temps à investir régulièrement pour que l'utilisation de Twitter reste intéressante — pour moi mais aussi pour ceux qui voudraient me suivre.

En fait, c'est comme ça pour tout : j'ai toujours cette anxiété de ne pas avoir assez de temps pour faire les choses. Ou pire parfois, ressentir la crainte de perdre du temps à les faire, malgré l'envie. Du coup, je perds tout court. Et le pire, c'est que j'en suis conscient. Il faudrait que je me fasse analyser un jour, il doit y avoir des choses pas très saines qui trainent encore dans ma caboche.

Bon, sinon, mon compte Twitter est là ;-)

Que sait-on de la lecture intensive sur écran LCD ?

Déçu par le manque de polyvalence de l'iPad, je n'en demeure pas moins assez optimiste sur la question de la lecture, notamment la lecture intensive de la presse en ligne et des ebooks. La couleur, la taille de l'écran et la légèreté de la nouveauté d'Apple va enfin permettre l'adaptation numérique des livres bien au-delà des romans et essais en texte noir sur blanc. Beaux livres (du guide touristique au livre d'art), bandes dessinées, livres pour enfants, un territoire immense, jusque là peu exploré par les éditeurs et distributeurs. Et pour cause puisque les readers du marché sont cantonnés à un affichage noir et blanc ou à des écrans de smartphones trop réduits. Une machine comme l'iPad devrait également offrir, enfin, la possibilité d'inventer de nouvelles fonctionnalités liées à la lecture qui pourraient donner plus de sens, plus de « légitimité » à l'adaptation du format livre sur support numérique. Aller un peu au-delà de la copie du papier sur écran, pour faire simple (j'ai déjà évoqué cet aspect à de nombreuses reprises, passons — de même, je passe sur les questions de DRM, de deals avec les éditeurs, etc. qui sont plutôt relatives au business qu'à la lecture).

« La lecture sera moins confortable sur iPad que sur Kindle, car il manque la technologie e-ink » me répondront les adeptes (et les chargés de marketing des fabricants) des readers actuellement disponibles. Le rétro éclairage de l'écran LCD serait un frein à la lecture intensive, dit-on. Oui, un écran e-ink est sans doute plus doux pour les yeux (du moins sur le noir et blanc, puisqu'on ne sait faire bien que cela avec l'e-ink) mais que sait-on réellement du confort de lecture sur écran LCD ? Si des millions de personnes sont devant leur écran tous les jours depuis des années, à lire et à écrire sans problème, les appareils comportant des écrans LCD jusque là disponibles pouvaient effectivement être perçues comme un frein à la lecture prolongée. Mais plus que le type d'écran, n'était-ce pas d'abord les spécificités objets de ces appareils qui étaient handicapantes : le clavier d'un ordinateur portable est gênant lorsqu'on lit au lit ; la lecture au bureau est peu confortable (position, concentration, lieu imposé) sans oublier les batteries trop limitées. Pour avoir déjà testé plusieurs fois la lecture au lit (la lecture littéraire devrait-on écrire ? ;-) avec un vieux PowerBook, j'étais infiniment plus indisposé par le clavier chauffant à 70° posé sur le ventre que par l'écran. À cause de tout cela, il me semble que le grand public n'a jamais vraiment pu faire une expérience confortable de la lecture intensive sur écran LCD. Mais avec une tablette comme l'IPad, plus facile à utiliser au lit ou dans un fauteuil, ayant une autonomie assez confortable pour être utilisée une journée entière, je me demande jusqu'à quel point ces écrans resteraient dommageables à la lecture ? En cause, pour ceux qui n'ont pas suivi : le rétro éclairage du LCD : une lumière projetée depuis le support qui fatiguerait trop vite nos yeux lorsqu'on lit un texte long. Mais cette lumière rétro projetée est-elle si forte que cela ? Est-elle si gênante qu'elle nous dissuaderait de lire régulièrement des eBooks sur écran LCD ?

J'ai tenté une petite expérience : mesurer la lumière émise par le rétro éclairage d'un écran LCD puis mesurer la lumière émise par la réverbération de la lumière du jour sur une simple feuille de papier. La lecture sur papier, à une lumière du jour moyenne (en extérieur, par ensoleillement moyen, à l'ombre, en hiver — ce matin à Paris, pour être précis), n'a à priori jamais posé de problème à personne pour lire ? C'est même en général plus sympa de lire dans ces conditions que dans une pièce trop sombre. Et bien essayons de voir si le rétro éclairage d'un écran LCD renvoie plus de lumière que la réverbération sur une feuille de papier dans ces conditions.
À ma gauche, un écran iMac 24 pouces, correctement calibré, sur lequel j'ai ouvert en plein écran une fenêtre blanche. À ma droite, une feuille de papier vierge au format A3, exposée en extérieur, à la lumière du jour, sur un plan vertical. Pour mesurer la lumière émise par ces deux supports, j'ai utilisé la cellule d'un Nikon D200, avec même objectif, même ouverture, même sensibilité programmée, même distance de prise de vue et les deux cadrages sont faits uniquement sur la surface blanche, à bords perdus.
Résultat : l'appareil m'indique une ouverture nécessaire au 100e de seconde pour l'écran contre une ouverture au 400e de seconde pour la feuille de papier à la lumière du jour. Selon la cellule de mon appareil (un bon appareil et un bon objectif), la feuille de papier renvoie donc par réverbération 4 fois plus de lumière que le rétro éclairage du LCD, rien que ça (je rappelle que pour la mesure du papier, j'étais dans les conditions d'une lumière du jour moyenne, voire même un peu plus basse que la moyenne). Si l'on considère le rétro éclairage comme argument anti LCD, je constate, d'après cette petite expérience, que le support LCD est déjà moins éblouissant pour nos yeux que le support papier à la lumière du jour. Et encore, même si mes mesures n'ont rien de scientifique, avec 4 fois plus de lumière envoyée sur papier que sur écran, j'ai une belle marge d'erreur, au cas où.

« Oui, mais avec la technologie e-ink, on renvoie encore moins de lumière que sur papier ». Certes. Et au delà d'un certain stade ce n'est d'ailleurs pas forcément un avantage car cela peut provoquer un manque de contraste ou de luminosité selon la lumière ambiante, alors que le papier s'adapte naturellement et que les luminosité/contrastes d'un écran LCD sont réglables. [Édit 31/01 : je décide, après publication, de barrer la phrase précédente suite à un commentaire judicieux, car en effet, ces mots me ferait trop facilement passer pour un anti e-ink de mauvaise foi, ce qui contribuerait à discréditer l'ensemble du billet] Je ne suis pas ingénieur mais j'imagine que l'écran d'un Kindle (par exemple), en plus de ne pas être rétro éclairé, absorbe beaucoup plus la lumière ambiante qu'une feuille de papier, ne serait-ce que par son traitement anti reflets et son blanc pas tout à fait blanc qui tire plutôt sur le gris clair. N'empêche que même si la lecture sur écran e-ink est un peu plus confortable sur certains types de contenus, l'écran LCD ne devrait pas être considéré comme un facteur handicapant pour la lecture assidue. Bien au contraire, par rapport à l'e-ink, l'apport de la couleur et des possibilités d'interactivité accrues par un produit comme l'iPad devraient apporter énormément d'intérêt aux secteurs des ebooks et de la presse en ligne.

(Ceci est la prolongation d'un commentaire que j'ai posté il y a deux jours chez Lâm. Lors de mon premier test, en fin de journée et par temps pluvieux, la lumière du jour était trop sombre pour être représentative — j'y croyais quand même ;-) — et c'est le LCD qui était plus lumineux).

Édit 31/01 : d'ailleurs l'iPad emploie une technologie spécifique puisque, comme pour les derniers MacBook, il s'agit en fait d'un écran LED (et non pas Oled), qui fait toujours partie de la famille des écrans LCD mais pas tout à fait la même technologie que les écrans LCD classiques : rétro éclairage aux tubes de néons contre rétro éclairage aux mini Leds, entre les deux, toujours un couche de cristaux liquides (LCD). Je ne pense pas que ça change grand chose à notre affaire mais il me semblait bon de le préciser.

L'iPad, un objet bouche-trou



Épilogue d'un longue attente, je voulais juste faire suite (et fin) à mon précédent billet sur la question de la tablette Apple. Quelques réflexions sur les spécificités objet de l'iPad (pour ce qui concerne la partie business et la partie logicielle, beaucoup en parlent bien mieux que moi) :

L'iPad correspond exactement au positionnement que je redoutais : entre smartphone et ordinateur portable. Un objet qui n'est pas plus utile que Smartphone ou ordinateur portable mais qui présente l'intérêt de combler quelques vides fonctionnels laissés vacants sur ces deux appareils (en gros, tout ce qui concerne les utilisations sur grand écran en dehors d'une table ou d'un bureau : lire au lit, naviguer sur le web depuis son canapé, faire une présentation client par exemple).

Un dock existe pour connecter un clavier mais comme je le redoutais également, le clavier n'est pas adapté à la forme de la tablette, ce qui le rend difficilement transportable (même si fondamentalement, il est effectivement plus ergonomique d'écrire sur un clavier full size que sur un clavier format portable). Un clavier qui épouse parfaitement la forme de la tablette et qui se clipse sur la façade écran de la tablette aurait d'avantage facilité le transport et la solidité de l'ensemble. J'imagine que les accessoiristes vont sans doute relever très vite le filon.

Je l'ai écrit 1000 fois et je le répète, en tant que consommateur, j'aurais préféré un ordinateur portable avec écran tactile détachable (avec l'OS et les logiciels pro qui vont avec) plutôt qu'un gros smartphone/iPodTouch. Un objet qui aille dans le sens de la convergence, à acheter à la place d'un ordinateur portable, plutôt qu'un objet à acheter en plus (évidemment, on peut comprendre qu'Apple ait intérêt à proposer un produit à acheter en plus… au moins en attendant que la concurrence les rattrape sur le plan de l'objet).

Maintenant que le sort est jeté, je vais attendre de pieds fermes la prochaine génération de MacBook pour laquelle, j'en suis sûr, nous serions tous très déçus de ne pas y trouver un écran tactile et un OS hybride. Soyons précis : l'iPad est un objet intéressant dans le sens ou il répond à des usages jusque là peu pratiques dans certains contextes. C'est surtout le fait qu'Apple ait conçu son produit comme un appareil (et des applis, et des médias, et des abonnements, et des accessoires…) à acheter en plus qui me gène.

Une belle discussion que nous avions eu sur eBouquin avant la keynote.

Observer la position des bateaux en temps réel



Avec, pour chaque embarcation : légende permettant d'identifier le type de bateau (des yatchs privés jusqu'aux cargos en passant par les bateaux de pêche), accès à une fiche d'identité (parfois avec une photo), possibilité d'observer le trajet récemment effectué (« Show Vessel's Track » sur la fiche d'identité). Fascinant.

Tablettes : pourquoi se passer d'un clavier ?

Discussion avec un ami ce weekend :

Tiri : T'as vu la future tablette d'Apple ?
Moi : Mouairf…
Tiri : Ben quoi ?
Moi : Ben tout ce que pourrait faire une tablette multitouch, un ordinateur portable pourrait le faire aussi, ce qui éviterait d'avoir à acheter un appareil en plus. Tu prends une tablette, tu lui ajoutes un clavier qui pourrait soit se replier complètement derrière l'écran, soit s'en détacher, selon le contexte d'utilisation. Le bloc carte mère serait de toute façon placé derrière l'écran (au cas où on utilise l'écran seul, détaché du clavier) et le clavier ne pèserait donc que presque rien. Et hop, tu aurais un ordinateur portable classique, avec un vrai clavier, transformable dès que besoin en tablette multitouch pour pas beaucoup plus de poids en plus. Et tout cela est d'ores et déjà réalisable techniquement.
Tiri : Oué mais pour les constructeurs, imposer l'achat d'un nouvel appareil plutôt qu'un 2 en 1, c'est tout bénef…
Moi : Et oui.


Annexe :

Pourquoi s'acharner sur la présence d'un clavier « en dur » ? 4 réponses dédiées aux rapports entre l'écriture et l'ergonomie :
La dactylographie induit que les doigts puissent se repérer sur un clavier sans le regarder, grâce au volume des touches (+ 2 repères tactiles sur les touches F et J pour placer ses index — sur claviers azerty). Si le clavier est virtuel, visualisé sur écran tactile, il devient impossible d'écrire sans regarder ses doigts, impossible donc de regarder le champs texte simultanément -> perte de temps et d'efficacité.
— D'un point de vue objet, il est intéressant que pour les utilisations de longues durées, le bloc de saisie, lorsqu'il est posé sur une table, ne soit pas situé sur le même plan que l'écran. Cela évite d'avoir à se pencher sur l'écran pour voir ce que l'on écrit et de soulager dos et nuque.
— Aussi, un clavier doit être adapté à la taille des mains. Trop petit, un clavier devient inefficace.
— Dans l'absolu, saisir une lettre sur un clavier est plus rapide que de la tracer au stylo (ou stylet). Cela dit, lorsqu'on l'utilise mal ou dans certaines situations comme la prise de notes, les tracés schématiques et toutes les situations autres qu'assis devant une table, écrire au stylet (avec OCR derrière) ou au clavier virtuel peut s'avérer intéressant. Pour couvrir un maximum de scenarii, il faut donc que ces machines idéales rassemblent toutes ces possibilité d'écriture plutôt que de limiter chaque modèle à un type de saisie.

Une tablette serait un appareil dédié à certains usages domestiques, à ne pas confondre avec un ordinateur portable, plus orienté travail et mobilité.
Pourquoi pas, mais dans ce cas, le prix de ces tablettes doit être bas, sous les 300 €. Quoi qu'il en soit, il y aura toujours intérêt à ce que tous les ordinateurs portables puissent être transformables en tablette. À voir après si les « tablettes de salon » se vendent toujours… En dehors du cas de ces tablettes de salon, plutôt que de dépenser 1 000 € dans l'achat d'une tablette polyvalente + 1 000 € dans l'achat d'un ordinateur portable, mieux vaut dépenser 1 800 € dans un seul appareil non ? D'un point de vue marketing, il y aura sans doute toujours de la place pour des ordinateurs portables et tablettes simples à pas cher pour des usages limités (notebook et netbook inclus), mais pour ce qui concerne l'équipement moyen et l'équipement professionnel, un minimum puissant et polyvalent, l'évolution vers le « 2 en 1 » me parait évidente.

Une machine qui s'adapte à un maximum de situations
Si je suis devant une table, je peux sortir le clavier et écrire confortablement ; si je veux lire un ebook ou regarder un film au au lit sans déranger ma belle, je replie ou je détache le clavier ; si je twitte depuis mon canapé, je peux me contenter du clavier virtuel ; si je veux faire une présentation client ou simplement naviguer sur le net, le multitouch peut suffire ; etc. etc. Avec les technologies d'ores et déjà disponibles, une même machine portable pourrait couvrir une palette de fonctionnalités très complète, tout en restant relativement abordable au niveau des prix de vente. Un champ fonctionnel « format cartable » à ne pas confondre avec le champ fonctionnel « format poche » d'un smartphone qui, rien que par la taille des écrans, est forcément différent (et complémentaire).

• [Édit 22/01] Une machine facile à transporter ?
Comme je l'ai écrit en commentaire, il y a un aspect qui semble avoir été un peu oublié par tous ceux qui se sont amusés à imaginer la forme et les fonctionnalités des tablettes (l'hypothétique iSlate notamment) : la protection de l'écran en cas de transport. S’il n’y a pas de clavier, une housse souple risque de ne pas suffire à la protection de l’écran et il faudra forcément compter sur une coque rigide qui risque de s’avérer presque aussi couteuse, lourde et encombrante qu’un clavier intégrable. Clavier qui servirait en même temps de protection, comme sur un ordinateur portable classique, tout en étant parfois utile pendant l'utilisation de l'appareil.


Je précise qu'il existe plusieurs images, annonces, rumeurs de concept-machines qui circulent sur le net (j'en ai souvent liées sur ce blog ou dans les commentaires ailleurs), que ce soit à propos des tablettes ou des « ordinateurs-tablettes » dont je rêve. Ce sont surtout les questions de positionnement et de concept que j'ai voulu résumer ici, je n'ai donc pas souhaité prendre le risque de brouiller mon propos avec des liens qui ne correspondent pas exactement à l'objet « idéal » que j'ai en tête.
Bon, grâce à cette courte discussion informelle avec Thierry, qui a vraiment eut lieu ce weekend, à quelques précisions d'annexe près, je me suis rendu compte que je pouvais résumer plus simplement que prévu mon point de vue au sujet des tablettes (cf. ce billet ;-) Dont acte.

Édit 20/01 : je viens de changer le titre du billet (plus signifiant que « retour sur les tablettes »…)

Tablettes multitouch

Ça fait plusieurs jours que je suis englué dans la rédaction d'un billet. Il s'agit pourtant juste d'expliquer pourquoi les « futures » tablettes multitouch qui font tant de buzz en ce moment sont bien parties pour être un attrape-nigauds (malgré un champ d'action en partie inédit) tandis que les ordinateurs portables devraient s'en inspirer. Ce texte devait rassembler diverses idées et avis que j'ai pu exprimer en commentaires sur d'autres blogs depuis un an. Mais je ne m'en sors pas et je pense que je vais laisser tomber. Et puis la flemme de faire des schémas (pour expliquer les limites ergonomiques d'une tablette sur des utilisations de longues durées), et puis texte trop long par rapport au sujet, mal écrit, bordélique, pas assez de références… trop de temps passé pour un résultat vraiment pas terrible. Pour info, ça à fait plus de 6 mois que j'ai ce billet en tête et j'ai déjà abandonné une fois sa rédaction en juin dernier. Donc voila, ceci est un non billet… qui a au moins le mérite d'exprimer, mine de rien, le fond de ma pensée ;-)

Balèze

Ne pas zapper dès les premières secondes, il faut attendre la fin de l'intro pour que la prestation devienne vraiment impressionnante :



Via Ben.

Démarchage téléphonique intempestif : je craque

Appels intempestifs ; numéros masqués ; mensonges ; récupération d'infos à notre insu ; reventes de fichiers téléphoniques de tous les côtés ; quasiment aucune parade concrètement possible malgré les lois sur la protection des données personnelles… Je craque !

• Marre d'avoir tous les jours des coups de téléphone d'une Madame/Monsieur [Martin-Dupont-Michel], de la PME française [machinchose], qui appelle en réalité d'un centre d'appels marocain, avec un accent à couper au couteau, du grésillement sur la ligne et 50 autres opérateurs qui jacassent en bruit de fond.
• « Avez vous une mutuelle ? » ; « Êtes-vous propriétaire ? », etc. — quoi que vous répondiez, même si c'est une question anodine dans le feu de la « conversation », votre numéro sera associé à cette réponse pour de futurs appels plus ciblés. Il faut absolument ne donner aucune info à ces gens car toute info est notée. La grande mode en ce moment, ce sont carrément les questionnaires d'étude pour le compte d'organismes où de sociétés à la noix (étude sur la crise, sur la Santé ou je ne sais quoi) qui permettent en réalité à nos amis de récolter un maximum d'infos liées à votre identité et ainsi de vendre leurs base de données et leurs services plus chers aux annonceurs.
• Et que dire des faux jeux concours auxquels vous avez, j'en suis sûr, déjà tous gagné !
• Évidemment, si vous tenez plus d'une minute au téléphone et que vous avez l'air intéressé par une offre, vous serez noté comme « bon interlocuteur » et on vous rappellera encore plus souvent (et non, même en zappant rapidement, ils rappellent quand même au moins une fois par jour, sinon ce serait trop facile).
• Dernière trouvaille du télémarketing : le répondeur. Le téléphone sonne, vous décrochez, vous tombez directement sur un message de type « ne quittez pas, un message important vous attend »… Et oui, plutôt que de perdre du temps avec des mauvais « clients », on les filtre automatiquement. Ainsi, les opérateurs sont sûrs d'avoir un pigeon certifié une fois passées les quelques secondes d'attente au répondeur. Fascinant.

Plus grave encore. Ma grand mère de 89 ans (j'habite en dessous de chez ma grand mère et m'en occupe tous les jours depuis longtemps), se déplaçant difficilement et dont 9 appels sur 10 sont publicitaires, en arrive à certaines périodes, à ne plus répondre du tout au téléphone. Combien d'appels importants manqués à cause de cela ? Combien de déplacements et de risques de chute inutiles si elle décide de répondre 2 à 3 fois par jour à chaque appel ?
Un jour, via le haut parleur de son combiné, j'ai déjà surpris un de ces opérateurs en train d'insister plus que lourdement auprès d'elle, sur un ton désagréable (elle n'entend pas très bien), pour lui vendre une connerie. En tant que personne âgée, j'imagine qu'elle doit faire partie d'une « golden list » composée de numéros de personnes vulnérables et facilement influençables, disponibles toute la journée, à qui l'on peut baratiner ce que l'on veut pour vendre à peu près n'importe quoi (dans un registre proche, il y a aussi les démarchages bidons en porte à porte, effectués en semaine pendant les heures de travail, histoire de taper un maximum de retraités et de ne pas perdre de temps avec des jeunes actifs plus méfiants). D'ailleurs, depuis 2 ou 3 ans qu'elle reçoit régulièrement ces appels, j'ai remarqué chez elle une anxiété liée au téléphone et je suis persuadé que ma grand mère n'est pas la seule à en être arrivée là.

Au delà du dérangement, la sensation d'être pris pour un con et le non respect des gens est pour beaucoup dans mon exaspération.
Et tout cela m'énerve d'autant plus que les fournisseurs d'accès téléphonique sont forcément complices. Par exemple, je ne sais toujours pas en vertu de quoi les numéros masqués sont rendus possibles (ces centres d'appels opèrent presque toujours en numéro masqué) ? À part pour emmerder les autres, entretenir la parano et à proposer un service à facturer en plus, ça sert à quoi les appels en numéros masqués ? Autre exemple, chez France Télécom, pour ne pas que votre numéro soit revendu à des sociétés de télémarketing, sachez qu'il faut vous inscrire sur une « liste orange ». Inscription gratuite, certes, m'enfin il me parait évident que personne ne souhaite que son numéro soit revendu à ce genre d'oiseau, nul besoin d'imposer une inscription bidon aux abonnés pour les protéger de ces pratiques. Quoi qu'il en soit, une fois que votre numéro est dans la nature, sur les listes de plusieurs centres d'appels situés à l'étranger, force est de constater que l'inscription sur cette liste orange n'a plus grande utilité.

Voila. Je ne suis pas sûr que ce billet serve à grand chose mais il m'aura au moins permis de me soulager un peu. [Édit 19/12 : d'autres infos et témoignages ajoutés en commentaires].

PS : Lorsqu'on m'appelle, je précise que j'ai également tenté le coup du « Ah non, il n'habite plus ici », mais ça ne marche visiblement pas.
PS2 : Allez, pour se détendre un peu :

Du travail d'expert

En moins de 24 heures, j'ai vu deux vidéos mémorables sur internet. Tellement bien faites qu'on ne sait plus ou la limite en fake et réalité. Du grand art.





Merci à mon ami Cez pour la première (vie Facebook) et merci au « pirate » pour la 2e.

Allez, pendant que j'y suis, une petite dernière pour la route, réalisée par le fils caché d'Éric Tabarly, via Embruns et Michel V. :

Gagner du temps au supermarché

Lorsqu'on me lâche dans un supermarché avec une liste de courses, je suis perdu. Difficile de regrouper les choses à acheter par rayon, ce qui oblige à de multiples allers et retours. De plus, il faut généralement se munir d'un stylo pour rayer ce qui est déjà dans le caddy sans quoi il faut plusieurs fois relire l'intégralité de la liste pour être sûr de ne rien oublier. Enfin, il faut savoir dans quel rayon se trouve tel produit.

Pour éviter ces désagréments, j'ai donc pensé qu'il serait utile d'imaginer une grille pour liste de course plus intelligente. Pour se faire, j'ai simplement noté l'ordre et la disposition approximative des rayons de notre Carrefour local et les ai reporté sur un format A4, en prenant soin de garder un maximum de place pour écrire. Ainsi, lorsque nous faisons une liste de course, nous listons les produits directement à leur emplacement. Vous pouvez cliquer pour agrandir l'image ci-dessous :

Testé depuis deux mois, je gagne en moyenne 1/4 du temps grâce à cette liste. Les produits d'un même rayons sont tous pris en une seule fois et pas besoin de rayer sur papier ce qui est dans le charriot — puisque tout est dans l'ordre, il suffit juste de suivre le fil. La liste sert également de plan, au cas ou je ne me souvienne pas ou se trouve tel ou tel rayon. Elle permet enfin d'éviter les oublis au moment de sa rédaction, en passant en revue chaque rayon sur le papier (« qu'ai-je besoin dans ce rayon ? »). Ce n'est pas très beau graphiquement mais en toute modestie, c'est bien pratique ;-)

(Avec un partenariat des grandes chaines de distrib’, qui donneraient accès à une version numérique de leurs plans de magasins, il me semble que c'est le genre de chose qui ferait une belle appli’ iPhone, si ça n'existe pas déjà. Ou même simplement en versions imprimées à la disposition des clients dans chaque magasin, ce qui contribuerait à fidéliser la clientèle.)

PS : oui, je sais, pour gagner encore plus de temps on peut aussi faire ses courses directement sur internet mais pas le même choix et un peu plus cher.

PS 2 : Si parmi les lecteurs de ce blogs, certains font leurs courses à Carrefour Drancy Avenir, je peux leur envoyer le PDF.

  • Mes commentaires ailleurs
  • Sélection de commentaires que j’ai posté sur d'autres blogs.

Commentaire / Festival de Chaumont : « Le graphisme, qu’est-ce que c’est ? » : le premier prix est attribué à…

Chez Geoffrey :

Mais à quoi bon continuer ce concours étudiant au juste ? À la rigueur, vous pourriez demander aux étudiants de travailler sur une thématique imposée, avec la seule possible récompense d’être exposés, dans le cadre d’une sélection sans numérus closus (entre 0 et n affiches exposées à chaque festival, selon la qualité estimée du cru annuel) mais à quoi bon s’entêter à choisir absolument 60 affiches et un heureux élu pour lui décerner la médaille en chocolat d’un jury aux choix de toute façon subjectifs et discutables ? S’il n’y a que 15 affiches qui semblent pertinentes au jury, exposez seulement celles-ci, sans choisir de lauréat, et basta ! D’ailleurs, à mon époque, je n’avais trouvé la volonté de ne participer qu’une seule fois à cette loterie en 5 ans d’études (thème : l’amour fou… au moins, c’était amusant).

Même chose pour le concours des pros, d’ailleurs.
En fait, je n’ai jamais vraiment compris ce côté compète au festival de Chaumont si ce n’est pour attirer les médias spécialisés vers la bande de copains qui se relaient à tour de rôle depuis des années entre membres du jury, sélectionnés et lauréats — et qui, en plus d’être très bons, ont surtout la chance d’entretenir savamment un réseau d’amis commanditaires qui leur permettent d’imprimer leurs affiches en sérigraphie sur papier bouffant pour la promotion de pièces de théâtre subventionnées (oui, je grossis le trait ; et oui, je suis jaloux ;-) . Les autres, menacés de tonte en public pour avoir collaboré avec l’ennemi de la com’ en ces temps de guerre, étant tous justes bons pour venir à Chaumont pour faire tourner les restos à Kebab locaux et applaudir à la remise des prix. Si le festival de l’affiche était vraiment le festival de toutes les affiches, il y aurait sans doute d’avantage matière à débat entre les divers secteurs de la profession. Imaginez un peu des gens de Publicis invités à exposer et à débattre sur le métier aux côtés d’un simili Grappus ! Il me semble que cela contribuerait d’avantage à créer ponts entre « graphisme d’auteur » et « graphisme de com ».

Commentaire / Un iMac tactile ?

Sur MacBrains :

C'est drôle car ce concept colle assez bien avec le flyer envoyé à la presse pour l'annonce de « la prochaine création » accompagnée de taches de peintures. En tout cas, ce serait un ordinateur de bureau franchement intéressant (je suis graphiste ;-)
Notons que le principe de la tablette-graphique-sur-écran existe déjà chez Wacom avec la gamme Cintiq (compter 2 200 € pour un 21", sans les capacités d'un ordinateur et sans le multitouch) mais là, d'après ces schémas, il s'agirait plutôt d'un appareil polyvalent transformable en tablette, ce qui est tout l'intérêt. Seul bémol : si un tel objet devait être commercialisé rapidement, j'imagine que son prix de vente serait salé !



[Image extraite d'un brevet déposé par Apple.]

Commentaire / Autour et atours du livre numérique

Sur affordance :

À Benoit :

Le problème, quel que soit le prix, c'est que pour acheter une liseuse et des livres numériques, même avec écran hyper confort, il faut déjà avoir la volonté de lire des livres. Ce qui est très loin d'être le cas de tous. L'achat d'une liseuse est une espèce de « prix d'entrée » qu'il faut payer pour avoir accès aux livres numériques et ça ne favorise(ra) clairement pas l'accès au livres, même vendus moins chers que sur papier et même sans DRM.

D'où l'intérêt d'amener la lecture sur des ordinateurs portables plus largement utilisés (qui soient un peu plus adaptés à la lecture de textes longs -> même si l'écran ne suit pas, un clavier détachable ou pliable à 180° et en couleur est déjà un plus).

Si l'aventure du livre sur support numérique doit se résumer aux passage des lecteurs réguliers de livres papiers vers la lecture sur écrans, ça n'a pas grand intérêt, même si ça leur fait gagner du poids dans leurs valise lorsqu'ils partent en vacances.
En revanche, amener de nouveaux lecteurs vers le format livres grâce au numérique, ça ce serait un vrai progrès (ordi multifonction plus adapté à la lecture + fonctions logicielles qui permettent par exemple d'avoir une mise en valeur des passages les plus surlignés par les autres lecteurs, ce qui pourrait séduire ceux qui sont réfractaires à la lecture de textes longs pour les amener vers la lecture de l'intégralité du texte ou au moins des idées principales d'une œuvre).

Pour moi, l'enjeu principal n'est pas de lire plus confortablement, de gagner du poids ou de la place. L'enjeu principal est d'amener plus de lecteurs vers le format livre.


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2e commentaire en suivant :

Et puis de toute façon, même si les liseuses et les livres numériques étaient tous distribués gratuitement, je suis certain que cela n'amènerait pas plus de lecteurs vers le format livre. Ceux qui lisent déjà des livres en liraient peut être encore plus mais ceux qui ne lisent pas n'auraient pas beaucoup de raison de s'y intéresser (le prix des livres de poche est déjà très bas — et le piratage de livre en format numérique est relativement faible). Pour amener de nouveaux lecteurs vers le livre, à mon avis, il faut d'abord des fonctions logicielles adaptées (par exemple, celle que j'ai citée dans mon commentaire précédent) et la possibilité de lire sur des machines que l'on possède déjà (et qui peuvent servir à bien d'autre choses).


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3e commentaire en suivant :

Désolé, je squatte, je suis lancé :

D'ailleurs, puisque ce sont des comparaisons que l'on fait souvent, l'intérêt de l'imprimerie et du MP3, c'était ça. Amener plus de gens vers les textes (sacrés au départ) et vers la musique. La qualité d'impression et de fabrication des premiers livres n'était pas au rendez-vous (ce devait être plus sympa et convivial d'écouter en groupe la lecture orale d'un curé ou d'un colporteur). Les premiers MP3, salement compressés qu'on s'échangeaient en P2P étaient légers mais d'une qualité médiocre. Pourtant, ces deux technologies ont amené, avant toutes autres considérations, énormément de monde vers la lecture et vers la musique. Le confort de lecture ou d'écoute est arrivé après.


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4e commentaire en réponse à la réponse de Benoit (commentaire qui fait un peu la synthèse des précédents et qui appuie un peu plus sur l'aspect fonctionnel) :

« ces lecteurs sont des lecteurs zappeurs qui ont du mal à concentrer leur attention. »

Et bien justement ! Puisqu'ils sont zappeurs, il faudrait que les livres diffusés sur supports numériques offrent la possibilité d'être survolés rapidement et efficacement. Et coup de chance, le format numérique le permet. Donner accès (gratuitement) aux passages les plus surlignés par les autres lecteurs ; utiliser des moteurs sémantiques pour synthétiser intelligemment et en quelques mots des centaines de pages ; donner accès à tous les commentaires des autres lecteurs (qui peuvent cibler des passages précis et donner lieu à des débats) ; pouvoir lier des passages d'un site perso vers un livre en ligne ; les moteurs de recherche façon Google qui permettent de rechercher des mots ou des expressions directement dans un livre sont intéressants aussi pour celui qui cherche à se documenter sur un sujet précis ; et tout un tas de fonctions qui ne me viennent pas à l'esprit au moment ou j'écris.
Tout cela devrait donner envie à une partie de ceux qui ne sont pas familiers à la lecture de pavés de plusieurs centaines de pages de s'y pencher un peu plus — ou, à défaut, de pouvoir tirer un minimum d'information sur un livre sans forcément l'avoir lu en entier, ce qui n'est pas rien en terme d'accès à la culture.

Pour ceux qui sont déjà habitués à lire des livres sur papier, le numérique permet en gros de gagner du poids dans le sac, de la place dans la bibliothèque et peut-être un peu d'argent sur l'achat de contenu (et encore, ça dépend ce qu'on lit — il faut aimer les classiques qui ne sont plus sous droits). Très content pour eux mais si le support numérique n'apporte que cela et ne s'adresse qu'à ceux là, ça n'a pas grand intérêt.

Commentaire / Qu’est-ce qu’un livre numérique et en avons-nous besoin ?

Sur La feuille :

« On voit bien à mesure qu’on l’explore que le concept de livre numérique se dérobe, parce qu’il recompose en profondeur la création et ses modalités (notamment sa linéarité, mais aussi ses modes de distribution, ses créations en réseaux, hyperliées…). Les formes de culture numérisées que nous allons connaître (le fameux livre au format numérique qu’incarnent les emblématiques .pdf ou .epub), ne sont certainement que des formes transitoires. »

1000 fois d’accord avec ce paragraphe de conclusion (comme souvent).

C’est aussi pour cela que j’ai plusieurs fois cité l’exemple des CDRom culturels de la fin des années 90 qui n’étaient pas considérés comme des livres. Celui-ci par exemple, Moments de Jean-Jacques Rousseau avec texte, vidéo, son et surtout beaucoup de sensibilité.
Cette adaptation a 10 ans mais je considère qu’elle exploite bien plus le potentiel du numérique que la plupart des livres électroniques actuels qui en sont encore à essayer de copier le papier — adaptation certes distribuée à l’époque sur un support CD désuet mais qui pourrait aujourd’hui être diffusée en ligne sans problème. Je suis sûr que dans l’esprit de beaucoup, les formats actuels de livres numériques ou numérisés résonnent comme un carcan technologique (et commercial) et non comme une source d’innovation sur la mise en valeur du contenu. Contrairement aux formats de sites internet (portails, blogs, wiki, réseau sociaux, etc.), qui exploitent depuis bien longtemps des milliers de fonctionnalités pour valoriser le contenu de toute sorte et sa diffusion.

Alors oui, peut être qu’un jour, enfin, on ne parlera plus de cette notion de livres numériques pour ne parler que d’adresses internet, comme c’est déjà le cas pour beaucoup de domaines (les livres, ce n’est pas que la littérature) : les encyclopédies = Wikipedia ; les atlas = Google Map ; les dictionnaires = dicos et traducteurs en ligne ; les guides touristiques = sites portails avec forums et modules participatifs… et pourquoi pas un jour des romans et des essais dont le contenu, sous sa forme numérique, serait diffusé sur des formes bien lointaines de ce que l’on connait aujourd’hui ? Et puis à un moment donné, il faudra également prendre en compte le fait que les prochaines générations préfèreront peut être chercher des textes courts sur des sujets qui les intéressent (articles, contributions ou extraits de textes longs) que d’acheter et de lire des pavés de 600 pages.

[Rappel : commentaires fermés pour cette catégorie, à discuter sur La feuille pour ne pas multiplier les discussions]

Commentaire : 20/20 à Thierry Henry !

Chez Vinvin :

Hihihi ;-) Bah… c'était quand même le double match de barrage parfait : but casquette au match aller contre le fil du jeu ; score clairement sauvé à 4 ou 5 reprises par Hugo Lloris (chapeau bas) ; ballade des irlandais pendant 120 minutes au stade de France ; 2e but français avec 2 hors jeu + une main + des joueurs irlandais qui s'étaient arrêtés de jouer pour signaler la main ; quasiment aucune occasion dangereuse des français sur l'ensemble des deux matchs ; et en plus les irlandais sont restés gentlemen à la fin, histoire de bien finir de nous ridiculiser. Je me souviens avoir hurlé, agenouillé au sol, lorsque le lisbonnais Vata avait marqué un but de la main face à l'OM en 90 [NDLR : but qui éliminait l'OM à 7 minutes de la fin pour sa première demie finale de coupe des champions]… j'ai beaucoup pensé aux supporters irlandais hier soir.

Commentaire / La tarte à la crème de … la mesure d’audience

Sur Linkfluence blog :

Au delà des questions d’audience, je complèterais ces interrogations avec un résultat qui m’avait particulièrement ému dans l’étude du ministère sur la vie culturelle des français en 2008 (France / USA, pas forcément les mêmes pratiques et le même rayonnement international, mais quand même). Page de résultats de la question 24c, intitulée « Thèmes des sites ou blogs fréquentés le plus souvent » :

http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/tableau/chap2/II-3-4-Q24C.pdf

Où l’on apprend que seuls 37 % des internautes français ont visité au moins une fois un site lié à la politique ou à l’actualité en 2008. Donc, 63 % des internautes français ne sont même pas allé une seule fois sur ces sites (blogs et portails de presse confondus) sur 1 an ! Je trouve cela énorme. Et ce n’est pas tout : plus les internautes sont jeunes, moins ils lisent les sites de presse. Seuls 27 % des internautes de 15-30 ans sont allé au moins une fois sur un site d’actu en 2008 contre 56 % des 46-62 ans (comme les 15-30 ans sont majoritaires, ça ne se voit pas en terme d’audience — mais en terme de tendance d’avenir, ça fait mal).

Je m’attendais à ce que ces chiffres circulent un peu plus, au moins chez les blogueurs qui s’intéressent à l’avenir du journalisme sur internet, mais ça n’a pas été le cas.

Commentaire / Initiation au Web 2.0 : premiers retours d’expérience

Sur le blog de Nathalie Kusciusko-Morizet :

Soyons précis : ce blog, tout comme vos comptes Twitter et Facebook, semble surtout servir de « caisse de résonance » (= un outil de communication, je traduis) pour votre secrétariat d’État, non ? Et même qu’à mon avis, à plus ou moins court terme, en cas de besoin, il ne vous servira pas qu’à récolter des candidatures pour des appels à projets…

À partir du moment où ces sites vous servent à parler boulot, avec les postes que vous occupez, la réserve, l’entourage et les responsabilités qui vont avec, il deviennent de fait des outils de communication politique. Il serait bien naïf pour vos lecteurs de considérer vos « pages 2.0 » comme de petits espaces personnels sur lesquels vous pouvez écrire ce que vous voulez, pour votre plaisir ou pour la découverte. Forcément les genres se mélangent, on ne sait plus trop où se situe la frontière entre le off et l’officiel ; entre le spontané et le stratégique ; entre le « je » qui veut dire « nous » et le « nous » qui veut dire « je » ; et même entre ce qui est écrit par vous et ce qui est soufflé par vos conseillers. Finalement, pour vous, le curseur est assez facile à glisser dans un sens ou dans l’autre, au gré des besoins, ce qui doit être bien pratique.

Pourtant, ce brouillage des codes de la communication traditionnelle semble fonctionner à merveille. Comme les commentateurs qui m’ont précédé sur ce blog, je me surprends même à vous interpeler comme si vous alliez vraiment me répondre ! Car finalement, c’est aussi une nouvelle expérience pour nous, les lecteurs « 2.0 » : discuter avec une personnalité de haut niveau dont on sait déjà qu’elle ne nous répondra pas — peut être n’a t-elle tout simplement même pas le temps de nous lire.

Bonne chance tout de même ;-)

(Rappel : commentaires toujours fermés pour la catégorie « Mes commentaires ailleurs », à discuter sur le site d'origine afin de ne pas doubler les conversations.)

Commentaire / Le Kindle bientôt sur…Mac !

Sur eBouquin :

Pour l’ergonomie et le confort, je pense que cela dépendra surtout de l’évolution des ordinateurs portables vers des appareils modulaires qui, en plus des usages classiques d’une telle machine (à ne pas confondre avec les champs d’action des smartphones et des ordinateurs de bureau), devraient permette une lecture plus confortable. Forcément, avec les ordinateurs portables actuellement dispos sur le marché, pas évident de séduire les lecteurs.

J’espère qu’à terme, la lecture sur des ordinateurs portables plus polyvalents sera surtout l’occasion d’avoir une meilleure concurrence sur la commercialisation des contenus (si l’offre d’Amazon ne plait pas, on devrait avoir la possibilité de se servir chez Google, à la Fnac ou directement chez des petits e-libraires indépendants — on est pas bloqué par la machine comme c’est quelque part le cas pour l'appareil Kindle). Et j’espère aussi que cela sera l’occasion de développer plus de fonctionnalités liées au numérique : hypertexte, sémantique, meta recherche, systèmes de visualisation, communautés indépendantes, connaitre les lecteurs qui sont en train de lire le même passage que moi et discuter avec eux, possibilité de contenus participatifs sur les livres techniques, etc. (Hubert Guillaud à souvent évoqué cela avec beaucoup de brio). Enfin, il me semble que la couleur devrait aussi permettre l’accès aux 60 % de livres imprimés (quand même) qui ne sont pas conçu qu'en noir et blanc.

Tout cela est un peu embryonnaire et il est encore difficile de savoir qui, du lecteur, de l’auteur, de l’éditeur ou du distributeur va y gagner ou y perdre, mais je crois que ça commence à bouger dans le bon sens.

(Rappel : commentaires toujours fermés pour la catégorie « Mes commentaires ailleurs », à discuter sur le site d'origine afin de ne pas doubler les conversations.)

Commentaire / Une photographie un peu funeste ?

Sur Histoire-Généalogie :

Concernant la personne assise en bas, à gauche, j'ai l'impression que ce n'est pas seulement sa tête qui a été détourée, mais tout son corps (même sans pouvoir zoomer, on le voit très bien le long de son côté gauche — à droite pour nous).

Pour le cas de l'abbé, dont uniquement la tête a été remplacée, cela pourrait s'expliquer par un attachement pour cet homme d'église en particulier. D'autant que si on lui imagine une moustache, on pourrait surement lui trouver quelques traits de ressemblance évidents avec votre arrière grand père, détouré en bas à gauche (regardez les yeux). Un abbé qui ne pouvait pas être là le jour de la photo, puisqu'il y a eu montage. À l'origine était probablement photographié son « remplaçant », moins connu ou apprécié de la famille, mais qui est pourtant placé au centre, peut être l'a t-on placé ici volontairement, dans le but d'un montage à venir ?

Peut être est-ce tout simplement une photo en l'hommage de l'abbé (enfin celui dont on a ajouté le visage), sur laquelle sont représentées toutes les personnes d'une même famille qu'il aurait bien connu, marié, baptisé ou enterré, au court de son exercice ? (Sachant que le visage de l'abbé, tout comme celle de l'enfant décédé, a peut être été photographié des années avant le montage.) Peut être même que cette photo a été prise le jour de l'inhumation de l'abbé et que votre arrière grand père n'ayant pu se déplacer, on avait tout de même souhaité le faire figurer sur cet hommage, d'où l'ajout détouré sur le banc, à gauche. D'ailleurs, si c'est le cas, il est fort possible que la photo ait été mise en en scène au moment de la prise de vue, dans l'optique d'un montage à suivre — en gardant de la place sur le banc pour votre arrière grand père, et en gardant également de la place à gauche du groupe, en terme de cadrage, pour insérer la vignettes des disparus.

Ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres possibles. La seule chose dont je suis sûr, c'est que cette image est propice à l'imagination ! Me suis bien amusé ;-)

(Rappel : commentaires toujours fermés pour la catégorie « Mes commentaires ailleurs », à discuter sur le site d'origine.)

Commentaire / Pour le Kindle et les bouquineurs électronique

Chez Francis Pisani :

« Mais certaines nouveautés commencent bien plus haut. J’en ai même trouvé une vendue plus cher le jour de sa sortie que sur papier . Il y a un mouvement de protestation des usagers pour refuser ce qui se vend à plus de 10 dollars. »

Une fois que les utilisateurs de Kindle ont payé 245 € pour s’offrir une machine à contenu propriétaire, quel pouvoir peuvent ils avoir sur le distributeur ? Sauf à s’équiper de plusieurs machines pour pouvoir faire jouer un sans blanc de concurrence, acheter un Kindle, c’est aussi, quelques part, signer un chèque en blanc à Amazon. L’argument est souvent du type « quand je voyage, j’emporte 300 livres, c’est génial », sauf qu’il faut préalablement pouvoir se les payer, les 300 livres (+ la machine). Et surtout, espérer ne pas les perdre en cas de changement de marque de machine, par exemple.
Sans oublier qu’en terme de fonctionnalités, les livres actuellement vendus par Amazon ne sont que la préhistoire du livre numérique (tout un tas de fonctions et de possibilités seront à apporter une fois que les livres numériques seront enfin lisibles confortablement sur des ordinateurs portables polyvalents, qui soient aussi conçus pour favoriser la lecture en toutes circonstances). Ainsi, on pourra enfin commencer à aller un peu au delà de l’argument gentillet du « poids économisé lorsqu’on part en vacances » pour se concentrer sur tout ce que le numérique peut apporter au contenu, en terme de valeur ajoutée (et non aux caisses d’Amazon ou de Sony).
Avis perso de simple observateur, non spécialiste de la question.

Commentaire / Steve Jobs et les readers [à propos des tablet PC]

Chez eBouquin :

Je pense que Steve Jobs a tout a fait raison : la polyvalence prime, surtout sur des machines vendues à plus de 300 € (même s'il y aura toujours quelques amateurs prêts à acheter des appareils dédiés, pour diverses raisons).

Par ailleurs, concernant la tendance prospectiviste ambiante sur les tablettes informatiques, je ne comprend toujours pas l'intérêt de supprimer le clavier d'un ordinateur portable pour le remplacer par une interface tactile. Je comprends bien l'intérêt du « tout tactile » pour un smartphone qui se doit de tenir dans une poche (dans ce cas, tactile = gain de place, gain de confort et gain en polyvalence) et qui, de par sa contrainte de taille, aura de toute façon des usages limités, mais je ne comprends pas l'intérêt du tout-tactile pour un ordinateur portable. De mon point de vue, il faudrait une machine qui propose une interaction tactile ET une interaction clavier. Pourquoi choisir entre l'un et l'autre ?

Par exemple, un Mac Air qui aurait la capacité de se moduler en tablette (avec un écran tactile et un clavier qui puisse se retourner complètement, se décrocher ou se ranger en tiroir, pour une utilisation sans table d'appui) serait à mon avis beaucoup plus intéressant qu'une simple tablette telle qu'on la rêve chez Techcrunch. En tout cas, ce qui est à peu près sûr, c'est que les gens qui achètent des ordinateurs portables seront très peu a investir en plus dans des tablettes. Et les gens qui achèteraient des tablettes ne pourraient que difficilement se passer d'un ordinateur portable. À mon avis, l'avenir de ce chaînon manquant se situe plus dans un ordinateur portable modulaire qui puisse se configurer simplement en version tablette et en version clavier, pour encore plus de polyvalence. Apple a probablement une belle carte à jouer dans ce domaine, tout comme Asus qui semble être déjà en route pour réaliser ce type de machine hybride mi tablette, mi laptop.

Concernant l'avantage d'un clavier dissocié de l'écran, j'en avait écrit quelques mots en commentaire chez Aldus.

Commentaire / Et si les jeux vidéos structuraient une nouvelle pratique de lecture ?

Chez Lorenzo Soccavo :

On pourrait également citer la vague des CDRom culturels qui ont bien marché dans la 2e moitié des années 90. Celui sur le Louvre s'était vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires à travers le monde, mêlant images mais aussi voix, textes à travers une interface riche. Il y avait aussi le CDRom pour enfant, à la limite du jeu, adapté du livre « Alphabet » de Kveta Pacovska. Ou encore ce magnifique travail narratif mélangeant texte, photo, vidéo et son sur l'œuvre écrite de Jean Jacques Rousseau.

Ce ne sont que des exemples d'expériences narratives marquantes mais il y en avait beaucoup d'autres, éditées notamment par Montparnasse Multimédia ou Hyptique et qui, ma foi, ne se vendaient pas trop mal à l'époque, malgré un équipement informatique encore peu démocratisé et un prix relativement élevé. Je suis toujours assez surpris que tous ces travaux soient « oubliés » aujourd'hui lorsqu'on évoque l'avenir des livres sur support numérique, à travers des interfaces multimédia (ou hypermedia).

Jean-Louis Fréchin, directeur de création chez Montparnasse Multimedia à la grande époque, avec qui j'ai un peu travaillé, pourrait vous en parler bien mieux que moi.

Commentaire / Asus préparerait un lecteur

Chez Aldus :

Attention, d'après ce qui est écrit sur Brave a New Word, il ne faut pas considérer ce objet comme « un lecteur spécialement conçu pour la lecture de livres » avec un écran qui « qui simule un livre ». Ça va bien plus loin que cela, et ça va aussi bien plus loin que ce qu'on peut voir dans les deux vidéos que vous avez mis en lien.

Comme le précise Asus, le double écran tactile permet par exemple d'utiliser un des deux écrans comme un clavier virtuel, sur toute sa largeur. Toujours d'après Asus, l'appareil serait aussi doté de capacités qui permettraient de s'en servir pour bien d'autres choses que la lecture. Bref, il s'agit en réalité d'un notebook, sur lequel on peut lire plus confortablement. Possibilité de retourner complètement un des deux écrans, si besoin (façon tablette) ; possibilité de lire sur les deux écrans (façon double page, pour une meilleure appréhension visuelle du contenu) ; possibilité de dédier un écran pour le contenu et un écran pour un clavier virtuel, par exemples.

De mon point de vue de designer, et parce que ça fait longtemps que j'ai envie de le faire, je voudrais également insister sur l'importance d'un clavier qui ne soit pas sur le même plan que l'écran (ce qui est donc possible avec cet appareil). Lorsque le clavier (sur écran tactile ou en dur) est sur le même plan que l'écran, l'utilisateur est généralement obligé de se pencher sur l'écran pour écrire, ce qui va à l'encontre des principes élémentaires d'ergonomie. Amusez vous à écrire pendant 2 heures avec un clavier qui soit sur le même plan que l'écran et votre corps (cervicales ou bras principalement) va crier au secours. Et c'est aussi ce qui fait que les ordinateurs-tablettes, à qui l'on prédit un si brillant avenir, ne serviront au final qu'à regarder des films à faire des présentations-clients ou à dessiner (ce qui est déjà pas mal, me direz-vous). Aussi un clavier de taille un peu plus grande, devrait être plus confortable car plus adapté à la taille de nos mains (bon, avec ce que nous montre Asus, on est encore un peu petit mais c'est déjà bien mieux que ce qu'on voit sur Iphone ou sur les liseuses du marché).

Outre les questions de polyvalence d'usage, il me parait important de mettre en avant le confort qu'offre cet appareil à l'écriture car l'avenir du livre numérique est bien présenté comme read/write (annoter, partager, rechercher, communiquer, participer, réseaux, etc.) : pour tout cela, il faut pouvoir écrire confortablement — ce qui fait grandement défaut, à mon avis, aux liseuses du marché. Notons à ce sujet que l'écriture au stylet (et même au stylo, sur papier) est plus laborieuse que sur un clavier bien conçu : lorsqu'on acquière un peu de pratique, on écrit mieux et plus vite sur un clavier qu'en manuscrit. En revanche, lorsqu'on a pas de support pour poser l'appareil, c'est le stylet qui gagne, d'où l'importance d'offrir la possibilité d'écrire au stylet ET la possibilité d'écrire au clavier.

Bref, la façon dont cet appareil est présenté (polyvalent, ergonomique à l'écriture, adapté à un multitude de scénarii, modulable) correspond à peu près exactement à ce que j'imaginais dans un billet que j'avais écrit sur le sujet.
Non pas une liseuse, mais un « notebook » (un petit ordinateur portable quoi) modulable qui soit mieux adapté à la lecture et à l'écriture dans un maximum de contextes (pas seulement au bureau et pas seulement dans le métro).
Après, c'est toujours la même histoire : il faut voir le prix… Mais je pense franchement que ce type d'appareil pourrait toucher un public très large, et par là même favoriser la lecture des livres numériques.

Édit : un autre exemple de ce à quoi pourrait servir ce notebook décidément très prometteur.

Commentaire / 2009, année ebooktique

Sur Aldus 2006 :

« La plupart des experts conviennent que la popularité Ebook-sales croissante des livres électroniques est entièrement dû aux dernières innovations en matière de e-paper. »

Il faut absolument signaler à ces spécialistes (qui travaillent souvent pour les industries dont ils vantent les mérites ou la « réussite » commerciale) que des centaines de millions de personnes n'ont pas attendu le e-paper pour passer 8 heures par jour à lire, écrire et travailler sur des écrans d'ordinateur.
Faire croire que ce sont les « nouvelles » technologies e-paper (et par là même, les liseuses) qui portent ou porteront le marché du livre électronique, ça arrange bien les industriels qui les commercialisent mais ça me parait quelque peu trompeur ; voire contre productif pour ceux qui essaient de promouvoir les livres numériques (le contenu livre, pas l'appareil de lecture). Des livres dont, à mon avis, l'usage se démocratisera (réellement) lorsque le public saura qu'il peut les lire sur n'importe quel type d'ordinateurs (de préférence, ceux qui lui sont d'une plus grande utilité qu'une simple liseuse) ; et lorsque les fonctionnalités potentielles propres au support numérique se seront d'avantage développées. Au sujet du potentiel fonctionnel, relire la très riche synthèse d'Hubert Guillaud

Commentaire / Pourquoi les journaux, ça ne fonctionne pas en ligne ?

Chez Narvic :

Il y a aussi quelque chose qui pourrait être intéressant : savoir combien de personnes lisent régulièrement les sites d’information en France. Quel est réellement le potentiel. Par exemple, un sondage qui poserait cette simple question à un panel étudié : « Lisez vous au moins une fois par semaine un article en entier sur un site d’information » (blogs & sites de presse confondus, du moment qu’ils sont liés à l’info). Peut être qu’on arriverait même pas à un million — qui suivent généralement plusieurs sites par jour. Le reste étant des visiteurs furtifs et/ou très occasionnels, arrivés en suivant une requête Google ou pour suivre une actu plus importante que les autres, 2-3 fois dans l’année.
Un tel chiffre pourrait être plus intéressant que les nombres de visiteurs cumulés ; les pourcentages d’évolution d’audience d’une année à l’autre ; et autres sondages du type « avez-vous consulté un site de presse cette année ? », qui outre le fait de caresser les annonceurs dans le sens du poil, ne sont pas forcément représentatifs de la réalité.