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Vacances




Ça y est, ça va être mon tour de partir, demain, à l'aube. Un mois de vacances partagées entre Danemark (Sealand > Asserbo) et Espagne (Asturies > près de Cangas de Onis). Il est toujours délicat de partir en vacances si longtemps lorsqu'on a un statut professionnel d'indépendant (pas de congés payés, boulots manqués). Longtemps, nous avons passés nos étés à travailler. L’arrivée de notre fils, les vacances de sa nourrice, la fermeture de la crèche familiale et surtout, la possibilité de lui montrer autre chose que sa banlieue natale, soulagent un peu notre conscience ;-) Et puis, c'est le seul moment de l'année où nous prenons des vacances. Pas énormément de soleil et de plage en prévision car les deux régions dans lesquelles nous partons ne sont pas spécialement connues pour la bronzette. Mais du dépaysement, de la (re)découverte.
Tout ça pour écrire que si commentaires il y a sur ce blog durant mon absence, pas de réponse immédiate à attendre. Peut être quelques connexions par ci-par là mais pas sûr.
Bon courage à ceux qui restent et bonnes vacances à ceux qui partent, écris-je avec tant d'originalité.

84 % des visites sur mon blog ne dépassent pas la minute. Et vous ?

Je fais suite immédiatement à mon précédent article, grâce la découverte d'une fonction bien utile et surtout très parlante de Google Analytic (info venue de Shadow dans un commentaire de mon précédent billet). Sur GA, en cliquant sur visiteurs > fidélité des visiteurs > durée de la visite, on peut savoir par tranche (et non pas en moyenne générale) combien de visites ont duré combien de temps sur votre site. Sur une année, cela donne, pour ce blog :

• 0-10 secondes : 78,19 % des visites (gloups !)
• 11-30 secondes : 2,98 %
• 31-60 secondes : 2,87 %
• 61-180 secondes : 5,96 %
• 181 -600 secondes : 5,84 %
• 601-1800 secondes : 3,37 %
• 1801 secondes et + : 0,79 %

En bref : 84,04 % des visites de mon blog ne durent pas plus d'une minutes. Considérant qu'il est difficile de lire un article d'une longueur moyenne en moins d'une minute (et encore, pour les plus rapides…), je n'ai que 15 % de lectures parmi mes visites. Ce qui confirme, au moins en ce qui concerne ce blog, l'intuition que j'exprimais dans mon précédent billet. En revanche, je me garde de ramener ce chiffre au nombre de visiteurs uniques absolus car un même visiteur qui revient plusieurs fois peut avoir un comportement différent d'une visite à l'autre. [édit : j'ai finalement tenté l'expérience de rapprocher le taux de visites / lecture à celui de visiteurs / lecteurs : voir les commentaires]

Du coup, je me pose beaucoup de questions. Par exemple, pourquoi parle t-on si peu de ce nombre de lectures (les visites qui dépassent la minute) sur internet ? Médiamétrie, l'OJD, Nielsen ou Alexa n'indiquent que des nombres de visites ou de visiteurs, ce qui reste un bon indice de comparaison mais ce qui est à mon sens trompeur dans l'absolu (même en y ajoutant une durée de visite moyenne — généralement gonflé par un petit nombre de visiteurs qui laissent le site ouvert dans une fenêtre en arrière plan pendant plusieurs heures), d'autant que plus un site est populaire et référencé, plus le ratio visites hasardeuses vs. lectures véritables doit être important. Cela explique également beaucoup de choses sur le faible nombre de commentateurs par rapport au nombres de visiteurs (dur de commenter quand on a pas lu l'article !). Cela explique enfin la frilosité des publicitaires sur internet par rapport au papier, ou la durée de lecture moyenne est de 20 minutes (pour un quotidien en tout cas). Évidemment, j'imagine que pour des SEO pros, ce que j'écris doit être acquis depuis longtemps (enfin je l'espère) mais je pense que cela peut faire réfléchir également le « grand public » sur le monde des blogs et de l'internet en général. Si vous êtes blogueur et que vous utilisez Google Analytic n'hésitez pas à regarder quel est votre taux de lecture (prévoir un Prosac à portée de main ;-)

Avis d'observateur non professionnel.

Faut il diviser par 10 le nombre de visiteurs uniques pour obtenir le nombre de lecteurs ?

Je suis toujours assez surpris du nombre de visiteurs qui sont annoncés dans le monde des blogs et de l'internet en général. Mais ces visiteurs uniques sont ils tous des lecteurs ?
Si je regarde les stats de mon blog, via Google Analytic, je m'aperçois que le temps de visite moyen est d'un peu plus d'une minute par visite. Très bien, mais qui me dit que 10 % des visiteurs n'y passent pas 10 minutes (le temps de lire vraiment, de découvrir, et/ou d'écrire un commentaire par exemple) et que les 90 % restant n'y passeraient que quelques secondes, le temps de s'apercevoir qu'ils ont cliqué sur le mauvais lien ? En tant qu'observateur non professionnel, je n'ai pas des compétences nécessaires pour valider mon intuition, d'autant plus que Google Analytic ne semble pas capable de me donner, au détail, le temps de visite de chaque visite, ou mieux, de chaque visiteur mais chez moi, 84 % des visiteurs ne passent pas plus d'une minute par visite ! [édit, suite à un commentaire de Shadow qui a indiqué la démarche à suivre pour avoir ce chiffre sur GA]. Cependant, j'ai fait récemment quelques recherches rapides sur le sujet, pour mieux me rendre compte de cette différence lecteur/visiteurs uniques.

L'exemple de cet article de Rue89 (choisi car les vidéos qui y figurent sont une autoproduction, à priori lues uniquement par des lecteurs du site). Notons que c'est un article qui est resté 4 jours sur la une du site.
On peut constater plusieurs choses :
• sur les 600 000 visiteurs / mois annoncés par Nielsen pour Rue89, seuls 22 820 ont cliqué sur l'article sur une semaine (au moment ou j'écris) ;
• sur les 22 820 visiteurs qui ont cliqué sur l'article, seuls 1 244 visiteurs ont lu la première vidéo et 805 ont vu la 2e, alors que ces interviews filmées par l'équipe du site constituent un élément important de l'article.
Au final, sur les 600 000 visiteurs annoncés chaque mois, il est probable que pas plus de 1 500 ont dû lire l'article dans sa totalité. La différence est importante et si le nombre de visites peut est fluctuant, il est fort possible que ce ratio visiteurs de l'article / lecteur soit le même pour chaque article.
Mieux, alors que l'article n'était plus sur la une, le nombre de visites à doublé ces dernières 24 h alors que le nombre de vues des vidéos n'a évolué que de quelques dizaines (voir un de mes commentaires chez Narvic ou j'évoquais cet exemple). L'effet Google a t-il commencé à faire son œuvre ? (amenant beaucoup plus de visiteurs que de lecteurs)

Je n'ai pas le courage de faire le tour des blogs pour comparer les billets comportant des vidéos exclusives dont on peu apprécier le nombre de vues (forcément, si la vidéo est relayée sur des dizaines d'autres sites, on ne peut plus comparer) avec le nombre de visites ou de visiteurs annoncés, mais je suis à peu près certain que pour chaque site, on pourrait diviser au moins par 10 le nombre de visiteurs annoncé (voire par 100 ou plus pour les sites trop bien référencés) pour avoir le nombre de lecteurs. En tout cas, si cela n'existe pas, il serait bien que les outils d'analyse nous donnent le nombre de visiteurs qui passent plus d'une minute sur nos sites, pour en connaitre le vrai nombre de lecteurs [édit] En tout cas, il serait intéressant que vous regardiez le nombre de vos visiteurs qui restent plus d'une minute sur votre site (et encore une minute, on a pas le temps de lire grand chose, même si cela dépend aussi de la longueur de l'article).

(Dans le même registre, j'avais trouvé un exemple similaire dans un commentaire que j'avais posté en juin chez Tubbydev mais je n'ai pas retrouvé la vidéo sur le blog en question, qui est très actif.)

Ceci n'est que mon intuition d'observateur amateur. Mais je pense que ce peut être une piste de réflexion intéressante pour les professionnels de l'analyse qui passent dans le coin et qui disposent de meilleurs outils et techniques que moi.

Tentative de cartographie des forums francophones les plus actifs

Je vous présente ma première tentative de cartographie des forums francophones les plus actifs, conçue pour aider les internautes à (re)découvrir ce petit monde. Cliquez sur les images pour télécharger les PDF en haute définition. PDF sur lesquels vous pourrez zoomer et vous promener comme bon vous semble. Le PDF de la carte est imprimable à n'importe quel format mais la typo n'est lisible qu'à partir du format A3.



Pour constituer cette carte, des milliers de forums francophones visités sur une période de 7 mois et près de 2000 mesurés avec au minimum 7 relevés pour chacun. Pour résumer, c’est avant tout le nombre de messages par jour qui est pris en compte pour construire cette carte (la taille des « territoires » leur est proportionnelle). Plusieurs chiffres ont ensuite été relevés et utilisés pour fiabiliser au maximum ces données (et les relever à nouveau si besoin), notamment le nombre de visiteurs en ligne à une tranche horaire précise, le nombre de membres, le record de visiteurs en ligne simultanément, la plateforme utilisée ou encore le pays d'origine (pour faire court). Les explications détaillées sur le pourquoi et le comment de cette carte sont disponibles dans ce PDF :



Je pense avoir pris toutes les précautions possibles et imaginables pour obtenir des chiffres qui soient le plus fiables possibles. Malgré tout, j’ai bien conscience que le spam, le flood lié à certaines thématiques, le « nettoyage » et l’archivage de messages peuvent venir troubler la donne ici ou là. J’espère néanmoins que cette carte sera utile au plus grand nombre, c'est le plus important.

La cartographie des forums francophones les plus actifs est publiée en partenariat avec l’agence Le Public Système .m, qui m'a laissé une totale liberté d’action dans mon travail et ma démarche. Elle est également diffusée sur le blog MediasSociaux.com auquel le Public Système .m contribue. Je pense qu'il m'aurait été plus beaucoup difficile de passer autant de temps sur ce projet si l'agence ne m'avait pas soutenu.

Demain, j'enlève la bas

Après quelques contretemps, cette fois-ci c'est sûr, la carto des forums les plus actifs sera publiée demain matin. Oui, je sais, beaucoup d'internautes sont déjà partis en vacances et beaucoup de ceux qui ne sont restés connectés se moquent de mes petites histoires mais le bébé me provoque de grosses contractions et c'est l'horloge biologique qui parle ;-)

Je vais publier très prochainement une carte des forums francophones les plus actifs

Sept mois que je blogue en dilettante. Cela correspond au temps depuis lequel je travaille dans mon coin sur cette carte qui me tient tant à cœur. Je rassure tout le monde sur ma santé mentale : je n'ai pas travaillé tout ce temps exclusivement sur ce projet ;-) Cependant, depuis début Janvier jusqu'à la semaine prochaine, j'ai compté que cela devrait représenter 65 jours de travail à temps plein, quand même (dont les 3/4 pour faire de la recherche et de la mesure comme pour ma précédente carte des blogs les plus commentés — sur laquelle je n'avais passé « que » 40 jours).
Pour amortir un minimum ce temps passé, j'ai accepté un partenariat avec l'agence de communication Le public Système (le blog de l'agence sur les médias sociaux). Agence dont j'avais rencontré quelques cadres suite a ma cartographie des blogs. Le Public Système a financé une partie du temps que j'ai passé sur la prochaine carte des forums et en parallèle, m'a fait travailler sur certains de ses projets liés à internet. Depuis ce temps, j'ai donc conçu 3 autres cartes web, en plus de la prochaine carte des forums. J'ai obtenu l'autorisation de vous en montrer deux :




(Les données ciblées étant confidentielles, je ne peux vous dire ni le nom des clients, ni le contenu des cartes… vous ne pouvez donc voir ces cartes que « de loin », désolé… En fait, je publie juste ces vignettes pour frimer un peu, même si ce sont plus des cartes techniques que sensibles ;-)
Pendant tout ce temps, en plus de la carte des forums et de ces 3 cartes web, j'ai aussi bossé pour d'autres clients, dans des domaines graphiques variés mais j'en parlerai après la publication de la carte des forums, pour ne pas créer de confusion.

Je n'avais pas souhaité en parler de cette carte des forums francophones les plus actifs jusqu'à aujourd'hui car j'attendais d'en voir le bout avant d'annoncer le projet (et j'ai bien fait car mes prévisions de départ sont très largement dépassées en terme de délai !). Aujourd'hui, je peux le dire, pour ceux le sujet intéresse : je publierai cette carte ici même, en milieu de semaine prochaine (avec un document explicatif sur la démarche — je ne vais donc pas trop m'étendre sur ce point aujourd'hui, d'autant qu'il me reste quand même beaucoup de travail). Je précise juste que ce sera une carte conçue pour les lecteurs qui cherchent à s'orienter et à (re)découvrir le monde obscur des forums.

Voila pour quelques news-teasing-autopromo (une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal ;-)
À la semaine prochaine, donc !

Sans titre

J'ai rêvé de Francis Pisani !

Une pose dans mon boulot pour raconter un rêve bizzaroïde que j'ai fait cette nuit et dont, pour une fois, je me souviens.

Dans ce rêve, je rentrais dans une école, dont les locaux étaient un peu roots, ambiance industrielle (style école d'art — probablement parce que je venais de découvrir le très bon site de mon ancienne école, fait par un très bon designer, avec des photos qui m'ont rappelé une époque aujourd'hui lointaine).
Dans ce rêve, j'étais un élève qui faisait sa rentrée avec d'autres inconnus. Je ne connaissais de vue et de nom que le professeur : Francis Pisani. Pourquoi Francis Pisani, je n'en sais strictement rien ! Il faudrait surement remonter à mon inconscient pour trouver une explication — s'il y a un psychanalyste dans la salle…
Le plus drôle est que Francis nous donnait des cours non pas d'internet ou je ne sais quoi lié à l'informatique, mais des cours de grammaire ! Je me souviens par exemple qu'il y avait au tableau des phrases soulignées et encadrées ou il fallait définir les épithètes, les types de compléments, les pronoms, les attributs et compagnie. J'étais paniqué car le risque était important pour que je fusse une bille par rapport à mes camarades (ça je peux éventuellement l'expliquer par mon rapport compliqué à l'écriture — à la rigueur, je m'en sortais mieux quand j'avais 10 ans que je ne m'en sortirais aujourd'hui dans ce genre d'exercice).
Je me souviens également que le cours ne durait pas très longtemps et que j'étais assez surpris de voir sa fin sonner si vite.
C'est tout, je ne me souviens plus de la suite.

On fait de ces rêves parfois… ;-)

Je n'aime pas le téléphone !

* coup de téléphone *

Elle : Bonjour, je suis machin-bidule de l'institut CSA et je travaille sur une enquête (…), accepteriez vous de participer ?
Moi : Heu… bon, allez ok, c'est à quel sujet ? [très rare de ma part]
Elle : C'est à propos de la banque HSBC [société bancaire dans laquelle j'ai mon compte pro] et ça dure 20 minutes
Moi : Hein ! 20 minutes… Ça va être délicat ! Désolé.

Bon dieu, 20 minutes de consultation par téléphone pour une étude dont je me tamponne !… Mais qui va accepter de flinguer 20 minutes pour une si noble cause, et pour quoi faire !? Et bien entendu, ceux qui acceptent vont être estampillés « pigeon certifié » et seront contactés à nouveau lorsque une prochaine étude de ce type se présentera.

Remarquez, le marketing téléphonique avec présentation honnête me changent des « Bonjour, je m'appelle Chantal Dupont, de la société bordelaise Tapis Stock 2000 et je vous informe que vous avez été tiré au sort à notre grand jeu concours » (avec le gros accent et le grésillement lointain, tout droit venu des centres d'appel marocains à la chaîne) que j'ai en moyenne une fois par jour, mais quand même…
Avant l'explosion de ces centres d'appels délocalisés, j'ai eu ma période stagiaires (jusqu'à 3 demandes de stage par jours lorsque notre atelier était en gras dans les pages jaunes ou qu'il avait une parution médiatique — et là, même si c'est très chiant, on est obligé d'être sympa) et ma période pub par fax (la plus horrible de toutes puisque non contentes de me déranger pour des produits vraiment débiles qui ne me concernaient pas, ces pubs consommaient l'encre et le papier de mon fax).

S'ajoutent à cela les 72000 billets publiés sur les blogs pour un iPhone que même pas 1 % de la population possède.

Grrr… j'aime pas le téléphone !

Je change mon pseudonyme… et je révèle mes pseudonymes passés

Désormais ce sera Christophe D.

Y'en a marre de ce pseudonyme ridicule qu'est Ouinon.

En comptant bien, ça fait très exactement la 5e fois que je change de pseudonyme sur le net. Petite chronologie, pas forcément à mon avantage mais bon, ça fait partie de ma petite histoire d'internaute. Je précise d'emblée que de 2000 à 2006, je trainais essentiellement sur des forums et blogs de design (il y a aussi eu des mailing listes Lego et des passage occasionnels ici et là mais passons…).

• 1997-1999 : Pas de pseudo, j'étais un internaute occasionnel et muet. À l'époque plus orienté vers la création multimédia que vers le contenu en lui même (sauf pour des recherches documentaires).
• 2000-2001 : Chrichri. Oui, je sais. Vous savez, c'est le genre de pseudo laissé à la va-vite sur un site en se disant « de toute façon je n'y reviendrai pas »… et puis on y revient !
• 2001-2002 : ChriChriChri. Un pansement pour faire un peu moins culcul tout en gardant un minimum d'identité. Pas terrible mais on fait ce qu'on peut !
• 2002-2004 : Christophe. Ah ben voila un truc normal. Jusqu'à présent, je crois que c'est le seul pseudonyme correct que je n'ai jamais eu ! Cependant, il avait ses défauts puisque dès qu'un autre Christophe débarquait sur le même site (c'est arrivé 3 ou 4 fois), ça tournait vite en quiproquo. Notons que ce pseudonyme et les 2 précédents étaient toujours liés à mon mail pro.
• 2004-2006 : Paulette Bouchard. C'est un mini coming out que je fais là car jusqu'à présent, je gardais ce pseudo totalement secret. Ça va faire 2 ans que je n'y ai plus touché et je pense (j'espère !) qu'il y a prescription sur toutes les bêtises que j'ai parfois pu écrire. J'ai choisi ce pseudo pour marquer un certain décalage avec le milieu très prise de tête des communautés graphiques et surtout, je recherchais un anonymat pour ne pas nuire à mes collaborateurs et clients en cas de dérapage ou de débat un peu trop engagé. J'ai bien fait car en deux ans d'utilisation, et après avoir écumé tout ce qui se faisait en forums et blogs francophones sur le design, mon anonymat était souvent mis à prix (amicalement le plus souvent, mais quand même…). Mes amis graphistes commençaient à me parler de Paulette Bouchard, je recevais des mail d'invitation au resto ou à boire des verres, des mails pour avoir des indices sur mon identité, et autre demandes bizarroïdes que je ne pouvais que refuser. C'était rigolo mais vers la fin, je trouvais qu'il y avait trop de clashes.
• 2006-2008 : Ouinon. Lire ici pour l'histoire. Je suis beaucoup moins les sites liés au design et suis tombé dans la consommation de blogs durs. Généralistes, influents, thématiques, personnels, blogs d'amis et même des blogs politiques. J'explore la sphère « Technoratiste » mais j'ai un pseudonyme ridicule.
• 2008-? : Christophe D. C'est tout simple, plus de chichi ni de circonstances débiles. J'espère garder celui-là encore longtemps, sur ce blog ou ailleurs.

Beau



Du motion design de Jan Mathias Steinforth. Minimaliste et envoutant, très fort !

(via Fubiz)

Les commentateurs de Roland Garros n'ont pas accès aux données de Météo France ?

C'est une question que je me pose depuis longtemps. Assez rigolo de voir ramer les journalistes qui commentent à la télévision quand il se met à pleuvoir et que les matchs du tournoi sont arrêtés. « À mon avis, ça ne va pas durer très longtemps » ; « Ça va peut être reprendre dans quelques minutes » ; « Restez avec nous, au cas ou la météo s'améliore » ; « Ah, ils mettent la bâche, ça veut dire qu'on en a pour au moins vingt minutes » ; « Bon ben on va quand même vous passer un épisode d'Arabesque mais juste après, on revient et il y a des super matchs alors restez avec nous ».

La météo n'est pas vraiment un domaine ou je m'y connais particulièrement mais il me semble qu'aujourd'hui, les prévisions de Météo France sont très fiables sur les prochaines heures, non ? J'ai beaucoup de mal à croire que les rédactions de France Télévision et les organisateurs du tournoi n'y aient pas accès.
Remarquez, pour ce qui concerne la journée d'aujourd'hui, ça ne doit pas être simple car il est sensé pleuvoir dans toute la France, sauf à Paris ! (prévisions pour ce soir, 20 h — la météo géographiquement ciblée sur les 3 prochaines heures n'est dispo que sur abonnement)



Design graphique et tarifs

Vu sur le blog Artbook, une publication des tarifs sensés être pratiqués dans les milieux du design graphique, de la photo et de l'illustration. Cette grille de tarifs a été originalement publiée dans le magazine Créanum et dans le Guide du graphiste indépendant. La voici :



En temps que graphic designer, je ne suis absolument pas contre la publication des tarifs de la profession, bien au contraire.
Il y a eu plusieurs initiatives dont la plus emblématique fut celle du défunt Syndicat national des graphistes (SNG) dans les années 90. Tous les tarifs y étaient judicieusement décomposés en 4 postes :
– Recherches, premiers projets (je livre 2 ou 3 pistes graphiques à mon commanditaire) ;
– mise au point du projet retenu (remarques, ajustements par rapport au contenu) ;
– réalisation technique (éxé, suivi de fabrication éventuel) ;
– droits d'auteurs (pourcentage à ajouter en rapport avec le tirage, la durée et la couverture géographique de la diffusion : locale, nationale ou mondiale).

Quelle que soit la commande à chiffrer, ce découpage proposé par le SNG est à mes yeux la méthode tarification la plus crédible. Je me suis permis de mettre en ligne une copie PDF de cette grille. Le SNG n'existe plus, cette grille à plus de 10 ans et elle ne prend pas en compte les métiers du numérique. Mais je pense qu'elle reste intéressante. (9 pages, 3 Mo)

Quelques années après la dissolution du SNG, c'est l'Alliance française des designers qui a pris le relai des grilles tarifaires « officielles », au début des années 2000. Également Designers interactifs qui avait publié une grille tarifaire suite à une enquête. Pour ce qui concerne Créanum, il me semble que ce n'est pas la première fois qu'ils publient ce genre de grille (tous les ans ?).
Toutes ces grilles ont leurs qualités et leurs défauts, je ne vais pas m'attarder sur chacune mais je voudrais juste signaler qu'elles ne sont ou n'étaient accessibles qu'après une adhésion préalable. Ce qui signifie très peu de visibilité pour les commanditaires, pour les gens qui cherchent à travailler avec des designers et qui sont quand même les premiers à convaincre. Les graphistes qui se sont déjà trouvés face à un client qui souhaite la réalisation d'un 92 pages pour 300 € maxi sauront de quoi je parle.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut retenir 2 choses importantes :
• de manière générale, le design est peu reconnu en France. Beaucoup de décideurs ne comprennent pas son intérêt pour une entreprise et ne parlons pas du grand public. C'est un peu la 5e roue du carrosse, le secteur ou tout le monde décide, sauf les designers. « Le président aimerait bien un dauphin comme logo parce qu'il aime bien les dauphins » ; « je voudrais quelque chose de jeune et dynamique » ; « le directeur marketing régional préfèrerait que le logo soit 3 fois plus grand » ; « 3000 € pour un logo dessiné sur un A4 en un quart d'heure, n'est-ce pas un peu cher ? » ; « trop culturel, nos cibles sont les ouvriers de base » ; « le directeur part au ski demain et ce serait bien s'il vous pouviez lui mettre en page sa brochure de 40 pages pour 18 heures car il souhaiterait la corriger dans le train » ; « le neveux du patron connaît Photoshop, il a fait notre logo, c'est pas mal non ? » ; etc. (les cas cités sont tous inspirés de faits réels, si, si ;-)
• les métiers du design, graphique en particulier, ont subit une grave crise dans la première moitié des années 2000. Avant l'éclatement de la bulle internet, beaucoup de jeunes se sont engouffrés dans la filière du webdesign sur simple maitrise des logiciels. C'était la fameuse culture Start up. Après l'éclatement de la bulle, beaucoup des ces webdesigners se sont reconvertis tant bien que mal dans le design graphique plus généraliste. Parallèlement, pour répondre à cette demande qui s'est accrue brutalement, des dizaines d'écoles privées à formations courtes se sont créées. Aujourd'hui encore, il sort à mon avis beaucoup plus de designers (graphique, web et même objet) qu'il n'y a de travail mais la crise est moins importante qu'il y a quelques années ou les forums spécialisés étaient envahis de chômeurs dépressifs qui venaient demander les formalité pour se mettre en freelances ;-) De ces années noires, reste de grandes disparités de salaires, de culture du design et de spécialités.
Voila pour le contexte, histoire que ceux qui ne sont pas de la profession comprennent bien ce billet, qui s'adresse aussi à eux. Car finalement, ce sont les non designers qui font travailler les designers.

Revenons-en au problème des tarifs.
Je trouve que la grille publiée par Créanum comporte des incohérences qui sont assez symptomatiques de l'image du design en France. J'aimerais en discuter dans ce billet car je trouve que c'est aussi une bonne occasion d'apporter quelques infos sur le métier. Je vais m'attarder principalement sur les parties « graphisme print » et « honoraires / jour » car ce sont celles que je connais le mieux (je pourrais également parler de webdesign, mais j'aurais moins à dire en ce qui me concerne).

Les brochures :

On apprend dans cette grille tarifaire qu'une brochure institutionnelle coûte 7000 €, qu'une brochure de 16 pages coute entre 700 et 2500 €… et qu'un catalogue pour un « artiste / festival » coute de 3000 à 9000 €. Je passe sur les incohérence d'énoncé (combien de page la brochure institutionnelle ? ; la brochure de 16 pages est annoncé entre 700 et 2500 € alors que son prix à la page l'est entre 35 et 100 € ; qu'est-ce qu'un catalogue pour un artiste ?).
Un forfait ne peut pas s'établir comme ça, par rapport à un type de support, à la thématique du contenu et l'importance d'un client. Le nombre de pages est à prendre en compte mais cela dépend également de tout un tas de problèmes : mise en page basée sur une charte existante ou à créer totalement ? combien de propositions graphiques pour valider la créa ? Le contenu texte et image est-il clean ou encore susceptible d'être modifié ? textes en Français ou en Russe ? la complexité de la fabrication ? les conditions de travail ? rapport au tarif journalier ? les droits d'auteur ?
Indiquer un tarif de 7000 € pour une brochure institutionnelle, ça ne veut rien dire. Si tout est pré maché et qu'il ne reste plus qu'a poser du texte validé en suivant une charte, ça peut prendre 2 jours. Si tout est à concevoir et que le texte demande 1 mois de correction avec de multiples validations après mise en page, ça peut prendre un mois.

Les CD audio :

De 300 à 1500 € pour un petit label et de 3000 à 4000 € pour une major, alors que le travail est le même. J'aime ce côté humanitaire des designers, c'est beau :-) Le prix du disque est-il moins cher les pour petits graphistes que pour les vedettes de la profession ?

Flyer :

0 à 1600 €. Où l'on apprend que ceux qui paient 1600 € (ou plus) se font entuber. Faites vous rembourser au plus vite, vous pouvez l'avoir gratos :-) Ou passez par le carton d'invitation (chiffré à 350 €), ça vous fera moins cher (le prix de la traduction entre le mot « flyer » et « carton d'invitation » sans doute ;-)

Image de marque :

La conception d'une image de marque forme un tout entre le marketing et l'identité visuelle (sans la prod – dans « image de marque », on parle juste de la partie conception… enfin je crois, puisque de toute façon, ce n'est pas quelque chose qui peut se facturer en un seul bloc). Donc oui, ça peut être à bas prix comme ça peut couter plusieurs centaines de milliers d'euros, selon la complexité du marché ou évolue la marque, le nombre d'intervenants, les outils (étude statistique préalable, planches tendances, panel, etc.), les objectifs de l'entreprise ou du produit.

Jaquette de DVD :

300 € annoncés ! Pas intérêt à y passer 3 jours ;-)

Livre :

De 4,5 à 7,5 euros la page. Un livre de 200 pages, c'est à dire déjà un bon pavé couterait 1 500 €, c'est à dire 3 fois moins qu'une « plaquette entreprise » (annoncée à 4 500 €). Je pense que tout le monde sait ce qu'est un livre : ce peut être un roman avec du texte au kilomètre (qu'il faut savoir régler) mais ce peut aussi être un gros bouquin techniques avec des schémas, des photos, du texte, une fab complexe, etc. Je pense que je n'ai pas besoin d'argumenter plus que ça.

Les logos :

Un sujet épineux, qui prête souvent à confusion pour les néophytes ou pour les commanditaires.
Tout d'abord, un logo ne se livre jamais seul. On parle plus volontiers d'un système d'identité visuelle (qui inclue un logo parmi d'autres éléments qui la constituent). L'identité visuelle doit pouvoir se décliner sur tous les supports de communication d'une entreprise. Par exemple, La poste, ce n'est pas qu'un logo. C'est aussi la couleur jaune, le choix de la typo utilisée sur les supports, les déclinaisons de mise en page de ces éléments selon les contraintes économiques, fonctionnelles et artistiques propres à chaque support, du stylo à l'uniforme des facteurs, en passant par les sites internet et les différents types d'enseignes. Cela est aussi valable pour une petite entreprise, même s'il y a moins de supports (en général, le minimum est une entête de lettre et une carte de visite). On ne livre jamais un logo seul, sur un CD. Il faut concevoir la manière dont se décline l'identité sur chaque support à travers un document qui accompagne le logo et que l'on appelle une charte graphique.
Ensuite, ce n'est pas une question de petite, moyenne ou grosse entreprise mais tout simplement de la quantité et de complexité des supports sur lesquels cette entreprise à besoin qu'on lui décline son identité visuelle. Si La poste à 1 500 supports à décliner, forcément la charte sera bien plus complexe que si c'est pour une boulangerie avec simplement une enseigne et des cartes de visites. Et puis il faut concevoir tout cela de façon à ce que la production des supports puisse rentrer dans l'enveloppe budgétaire du commanditaire -> travail de devisage préalable, de suivi de fab, de gestion de projet, de conseil. S'ajoute à cela les droits d'auteurs qui eux, sont calculés selon la diffusion de la marque. Tout cela est assez complexe mais dans tous les cas, il faut résonner en nombre de supports et non en importance de l'entreprise. On ne fait pas de tarif à la tête du client.

Rapport annuel :

Encore une fois, selon la quantité, la complexité du contenu et le process, un rapport annuel peut prendre entre 10 jours et plusieurs semaines de travail. Indiquer une fourchette qui va de 3000 à 4000 € me parait très limité. Je dirais plutôt entre 4 000 et 50 000 €.

Honoraires / jour des freelances :

Pas grand chose à dire, si ce n'est qu'ils ne sont pas seulement dépendant de ses compétences mais également du volume de travail de chacun. Si vous êtes « DA indépendant » à 1 500 €/j et qu'à ce tarif là, vos clients ne vous font bosser que 3 jours par an, ça n'a pas grand intérêt. À l'inverse, si vous êtes à 300 € et que vous avez du boulot par dessus la tête, vous pouvez vous permettre d'augmenter vos prestations. La loi de l'offre et de la demande, quoi.
J'aimerais également en profiter pour évoquer les termes utilisés, notamment entre graphiste et directeur artistique. Il y a quelques années, de Pierre Bernard au petit stagiaire chargé de stabiliser les tracés à la plume, tout le monde était graphiste (en gros). Aujourd'hui, les agences de communication se sont calquées sur le modèle des agences de publicité en hiérarchisant à maximum les professions liées à la création graphique. Ainsi, selon les agences, on trouve des infographistes, des éxés, des graphistes, des maquettistes, des directeurs artistiques et des directeurs de création. À force de hiérarchiser, dans le design numérique, on trouve même quelques excentricités comme les architectes de l'information et les ergonomes (deux compétences que sont sensés maitriser des designers dignes de ce nom). On ne sait plus trop qui fait quoi. Je trouve même assez troublant que les freelances se soient calqués sur cette hiérarchisation liées à l'organisation salariale et au management. Directeur (artistique) indépendant, c'est bizarre je trouve. Personnellement, j'essaie tant bien que mal (pas toujours car il faut quand même que les interlocuteurs puissent me comprendre !) d'appeler mon métier le design. La partie graphique du design pour ce qui me concerne (d'autant que je ne fais pas que du « print » mais aussi de la signalétique, du numérique et de la direction de projet parfois). « Graphic design », c'est d'ailleurs comme cela que les anglophones appellent le graphisme. J'aime bien ce terme universel qu'est le design, dommage qu'en France, il est trop souvent assimilé au design de produits uniquement.

Voila. Je termine en précisant que le but de ce billet n'est pas de casser l'initiative de CréaNum mais au contraire, de faire en sorte que la prochaine édition soit meilleure. Il en va de l'intérêt de beaucoup de professionnels.

  • Mes commentaires ailleurs
  • Des commentaires que j’ai posté sur d'autres blogs.

Commentaire / À propos des forums

Sur Internet et opinion(s) :

Dans le registre « les membres se rencontrent », je connais et suis membre de l’excellent forum photo Pixelistes (utilisateurs d’appareils Nikon only) ou les lecteurs organisent chaque mois, spontanément, des dizaines de rencontres à travers la France. Un sous-forum a même été créé. Fouillez un peu, c’est assez fascinant !

Sinon, je crois qu’entre blogs et forum, il y a aussi une notion de « propriété » qui fait la différence sur beaucoup de points (règles, identité, rapport aux autres sites, implication des contributeurs, horaires d’activité, maitrise du contenu, etc.). Un blog appartient à quelqu’un tandis qu’un forum est un lieu public ou les vrais propriétaires sont peu visibles. La différence entre un café et un parc municipal, si j’ose dire.

Dans ce registre, il y a l’exemple de JeuxVideo.com (que j’ai appris à connaître durant mes recherches), ou chaque utilisateur peut créer « son » sous-forum sur un titre de jeu vidéo (un seul sous-forum par jeu, cependant). Ainsi, JV.com comporte plus de 11000 sous-forums. Il y a des mouvements internes qui se créent (comme le « noelisme »), des fansites externes qui se montent pour parler de la communauté (avec leurs propre forum, of course), il y a même un informaticien qui a créé un site externe pour mesurer les stats de chaque sous-forum, car les admins ne les donnaient pas ! Ce type d’effervescence là aussi est fascinant, je trouve.

Commentaire / Pourquoi j’ai décidé de sortir du classement Wikio

Chez Fred Cavazza :

Tempête dans un verre d’eau, pas forcément.
Ton cas est précis, il est lié à ta profession et tu l’as parfaitement exposé. Maintenant, je pense à tous les blogueurs qui figurent dans ce classement, qui n’ont pas forcément tes contraintes mais qui aiment à déclarer que les classements ne servent à rien, que c’est une mesure de quéquettes, etc.
En te retirant au moment ou tu occupes le haut du classement Wikio, en quelque sorte, tu mets les anti-classement-classés en porte-à-faux d’un point de vue idéologique. Ces blogueurs là vont-ils assumer leurs idées jusqu’au bout et suivre ta démarche, maintenant qu’on sait tous que c’est possible ? (on le savait déjà avant mais ton cas médiatise quand même bien cette possibilité de se retirer d’un classement)

Commentaire / L’audience de l’information en ligne : médias, sites pur web et blogs

Chez Narvic :

Attention, on remarque que la courbe du blog Transnet (blog du Monde) et celle du Monde.fr sont les mêmes. Conclusion : Google Trends additionne les résultats de tous les sites d’un même domaine. À partir de là, vu l’importance de sa plateforme de blogs, Le groupe Le monde n’a pas de mal à s’imposer largement par rapport aux autres. Idem pour le Figaro et le Figaro madame etc., ou encore Techcrunch .fr et .com. C’est un grand classique ;-) On remarque d’ailleurs aussi ce phénomène avec Alexa qui additionne par exemple tous les sites de la plateforme Haut et fort.

Commentaire / Orange mécanique ta face

Chez Osmany :

Tiens, un billet ou on peut parler de foot en cachette, dans un petit coin de commentaire ;-)

Attention quand même à ne pas tirer de conclusion trop hâtive : la défense a toujours été notre point fort, je pense que ce serait bête de tout remettre en question à cause d'un match ou la Hollande à eu beaucoup de réussite devant le but. Par contre, en ayant marqué seulement 4 buts en 2008, c'est sûr qu'on est pas près de remporter l'Euro… Seul point positif : les français n'ont pas trop joué en retrait pour une fois, et sont vraiment allé de l'avant dans leurs passes (mis à part Toulalan qui fait toujours 80 % de ses passes en retrait…).

Pour la suite, de toute façon, il ne faut pas rêver : les oranges, premiers du groupe quoi qu'il arrive, vont faire jouer leurs remplaçants tranquillou, histoire de faire un petit décrassage et quelques réglages avant d'entamer les choses sérieuses en quarts (surtout ne pas se blesser et ne pas trop forcer). À la rigueur, je pense même que les Hollandais ne seraient pas malheureux de perdre contre les Roumains et de voir ainsi sortir l'Italie et la France du tournoi, deux concurrents, malgré tout expérimentés, qui pourraient être plus redoutables dans les tours suivants s'ils venaient à rejouer contre la Hollande. Bref, non seulement on ne le mérite pas beaucoup mais en plus, on a très peu de chance de passer…

Commentaire / Le livre résiste et s’adapte au net

Chez Narvic :

Je pense qu’il y a une notion d’objet qui est particulière au livre. Un journal part à la poubelle après lecture alors qu’un livre est précieusement conservé, transmis ou vendu. Il en est d’ailleurs de même pour certains magazines : je pense qu’on conserve plus facilement un National Géographic qu’un numéro de Voici par exemple. Il y a un marketing et une culture de l’objet qui dépasse le simple aspect fonctionnel ou économique de la diffusion en numérique.
En fait, pour extrapoler aux autres supports, je crois que plus un contenu est conçu (et perçu !) pour garder sa valeur dans le temps, plus les consommateurs sont prêt à payer pour un objet (mp3 propre, CD, DVD, livres, mags, journaux « collectors », etc.). Je pense que tout ce qui est « jetable » (au sens premier, mais aussi au sens « mauvaise qualité ») est appelé à être fortement concurrencé par le net à plus ou moins brève échéance.

Commentaire / Labellisé dinoblogueur

Chez Laurent Gloaguen :

Oué ! Après recherches, j'ai enfin retrouvé la date de mon premier billet sur un blog. Ce fut le 12 décembre 2002 sur le défunt blog de Praktica.net, soit -291 jours avant Loïc le Meur et -14 jours avant Laurent Gloaguen.
Ouf. Je, je suis un dinoblogueur, je vais pouvoir continuer à écrire des conneries sur mon blog en toute tranquillité ;-)

Commentaire / Un burger (ou pas), un blogueur

Chez Mr Dream :

Mais ils vont arrêter (ou pas) tous ces blogueurs (ou pas) de mettre des « ou pas » partout (ou pas) ! ;-)

[NDLR]

Commentaire / Comment mesurer l’influence d’un blog ?

Chez Narvic :

1er commentaire :

Par rapport au billet de Internet et Opinion, le problème du nombre de suiveurs RSS, c’est que les outils de suivi RSS sont très majoritairement utilisés par les lecteurs familiers des outils informatiques. Par conséquent, cette donnée a un impact différent selon la thématique des supports, c’est à dire selon les différents types de lecteurs (pour interpréter les différents mesures d’un site net, il est à mon avis important d’identifier au préalable les grandes familles de lecteurs qui parcourent le net). Par exemple, un support orienté Hi-tech ou actu internet, lu en grande partie par des pros du net, des geeks et des informaticiens expérimentés, sera plus suivi par RSS qu’un blog de cuisine lu par des mères de familles peu familières des applis internet un peu bizarroïdes. Un témoignage très concret, qui tombe à pic : alors que ma compagne lit des dizaines de « blogs de nanas » assidûment depuis un an, elle ne s’est décidée à utiliser Google Reader que depuis… hier soir. Et ce n’est pourtant pas faute de lui avoir fait la pub de cet outil ! D’ailleurs, la grande majorité de mes amis qui lisent des blogs n’utilisent pas de lecteurs RSS.

De plus, je pense qu’il y a une différence entre les sites qu’on lit et les sites qu’on suit. Personnellement, il y a des sites dont je lis quasiment tous les articles, et sur lesquels je peux revenir plusieurs fois par jour pour suivre les commentaires (parfois au moins aussi intéressant que les billets) et puis des sites dont je survole le contenu presque exclusivement par RSS, pour être sûr de ne rien rater d’important. Et même à l’intérieur des flux RSS, il y a des sites sur lesquels il faut cliquer pour lire l’intégralité de l’article et d’autres ou tout est affiché, et qui ne nécessitent donc pas de visite, ce qui brouille le rapport visites/lecteurs, en terme de mesure. Rapport visites/lecteurs qui en prend déjà un sacré coup avec les techniques de référencement qui amènent un grand nombre de « pseudos lecteurs » arrivés directement sur des pages via des moteurs de recherche à cause d’un mot-clef qui dans 90 % des cas, n’a rien à voir avec la recherche, contrairement aux liens recommandés de sites à sites (mais les mesures de liens ont d’autres défauts, sinon ce serait trop facile ;-) – position du billet dans lequel est le lien sur la home du blog, position du lien dans le billet, lien déjà cliqué ailleurs ou non par les lecteurs, façon dont le lien est présenté, etc.)

Enfin, pour ce qui concerne la mesure d’audience des sites francophones, Médiamétrie publie une étude mensuelle, avec nombre de visites et durées moyennes des visites (Seuls les affiliés sont mesurés, mais ça donne déjà une bonne idée)


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Réponse de Narvic :

tu as raison de souligner que finalement, la mesure de l’audience est une chose bien difficile sur internet, a fortiori la mesure de l’influence, et mes propres outils - imparfaits - me donnent tous des résultats très différents.
C’est pourtant un enjeu de fond, puisque la pub semble être pour le moment le seul mode de rémunération des contenus (bien entendu, je ne parle pas des blogs sans pub ;-) )


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2e commetaire, qui complète le 1er :

Il faut différencier plusieurs types de publicités :

• Pour la publicité traditionnelle par bannières, le nombre visiteurs, de pages vues et les durées de consultation peuvent suffire (les régies ont les chiffres de leurs sites affiliés). Ensuite, on va au nombre de clics sur une bannière et on peut aller jusqu’au taux de transformation, c’est à dire les lecteurs qui ont cliqué sur la bannière et qui ont acheté un produit par ce lien.

• Pour la publicité par influence (opération marketing, billets sponsorisés, viral, événements RP, infiltration, etc.) c’est beaucoup plus compliqué en terme de mesures car les mécanismes de diffusion sont complexes et l’on ne peut se contenter des stats certifiées de chaque site affilié, aussi précises et complètes soit elles. Identifier les « nœuds » d’influence, les rapports thématiques, les flux de lecteurs (éviter qu’une « opé » soit publiée en même temps sur 50 sites lus par les mêmes lecteurs, alors que pour des bannières, c'est moins gênant), identifier et fidéliser les sites qui accèptent de servir le buzz et ceux qui le refusent (ne pas envoyer un communiqué chez Embruns par exemple ;-). Et ensuite, mesurer tant bien que mal les retombées pour les clients, en tirer les enseignements (valables au cas par cas, sinon, encore une fois, ce serait trop facile) et corriger la fois d’après pour faire mieux, si un cas de communication similaire se reproduit.
. . .
Hors publicité, et c’est en grande partie ce qui m’intéresse dans les diverses expérimentations de méthodes de mesures et de représentation que je rencontre sur le net, il y a l’aspect utile pour les lecteurs : aider les lecteurs à s’y retrouver sur les diverses communautés en ligne, les aider à trouver des portes d’entrée qui leur correspondent, à identifier les thématiques qui s’offrent à eux, leur montrer « là ou ça bouge », ce qui est nouveau, etc. Car le lecteur à ceci de particulier qu’il se moque généralement de l’audience ;-) À ce sujet, beaucoup (de blogueurs) voient dans le classement Wikio une mesure de bites mensuelle alors que moi j’y vois une classification thématique intéressante, avec un bonne chance d’y découvrir de nouveaux blogs chaque mois (même si l’algorithme de classement n’est pas – et ne peut pas être – parfait). Je ne dois pas être normal… ou au contraire, peut être que je suis justement un lecteur effrontément banal, va savoir ! ;-)


[NDLR : Pour mes quelques fidèles : désolé, j'ai déjà parlé de cela plusieurs fois sur ce blog, c'est plus fort que moi ;-) ]

Commentaire / Gratuit : danger ?

Sur Transnet :

« Le plus dangereux, aux yeux d’Iskold, est l’émergence de “la génération gratis” qui se réjouirait d’une telle proposition. Qu’adviendrait-il du travail sur lequel reposent nos sociétés si nous nous attendons “à recevoir quelque chose en échange de rien”. »

En échange de rien !? Les groupes de presse et les entrepreneurs de l’info font de l’humanitaire, c’est une bonne nouvelle. Un parisien voit aujourd’hui plus de 3000 images fixes par jours (pub, pack, enseignes, prospectus pour une grande partie) et tout cette communication est évidement payée par les consommateurs lorsqu’ils achètent un produit ou un service. Au contraire, il faut apprendre à cette génération que ce qu’on leur présente parfois comme gratuit, en réalité, ils le paient cher sans même qu’on demande leur avis.

Commentaire / Subventions d’État à la presse

Sur Novövision :

Comme je le laissais sous-entendre dans mon précédent commentaire, je ne connais pas les détails des critères d’attribution de cette subvention mais à propos de la différence web/papier, le papier à un lourde contrainte syndicale en terme d’impression et doit subir un monopole pour ce qui concerne la distribution (ce que n’ont pas les journaux régionaux qui distribuent eux-même dans leur région). Ces deux contraintes amputent généralement plus de la moitié de la moitié du CA des quotidiens nationaux français édités en papier, qui sont souvent obligés de réduire leur masse salariale ou de gonfler leur espace de pub (je ne parle même pas de la concurrence des gratuits car j’estime que ce n’en est pas vraiment une : quelqu’un qui lit le Monde quotidiennement ne fera pas entorse à sa fidélité pour se tourner vers Métro, par contre, le site est un gros vecteur de détournement du public par rapport au papier grace à de nouvelles fonctionnalités : temps réel, interaction, multimédia). Au final, les sites web des organes de presse français ont beaucoup plus de lecteurs que les versions papier, à rédaction égale (voire commune). Un Bakchich version papier ferait faillite en 2 mois s’ils avaient les mêmes contraintes de budget et l’investissement en correspondants, en envoyés spéciaux et en investigation que les grands quotidiens locaux ou nationaux + les contraintes de production liées au papier. De plus, il faudrait aussi définir la limite entre site de presse et simple site/blog d’actualité tenu par 2 journalistes et 3 stagiaires. Et également évoquer les velléités « d’indépendance » prônées par certains sites vis à vis des mécanismes publicitaires, étatiques et politiques des journaux historiques.
Considérant tout cela, le fait que les éditions papier de la presse quotidienne soient économiquement plus soutenues que les autres types de presse ne me choque pas. Mais encore une fois, même si je m’intéresse aux problèmes de la presse depuis des années, je ne connais pas les détails de la subvention évoquée dans le billet.
Enfin, le Figaro n’est pas cité par Bakchich dans l’attribution de la subvention : ce journal aurait-il touché moins que les journaux de gauche ? (simple question, encore une fois, je n’en sais rien)

Commentaire / Journal Officiel : ne pas dire blog mais.. "bloc"

Sur Le monde du blog :

Et oui, ça paraît ridicule : blog vient de web log, alors que bloc se rapporte au support papier. D'ailleurs, je viens de vérifier et même le mot bloc vient du néerlandais (« arbre abattu ») donc même d'en point de vue franchouillardise, je ne vois pas l'intérêt.

Commentaire / D'un obscur recoin du net...

Sur le Flipbook :

Je me demande dans quelle mesure les vidéos venues du net (hors publicité) et les codes visuels qui les définissent comme telles, ne seraient pas devenus un « label » qui signifierait en gros pour les millions de gens qui découvrent ces vidéos à la télévision : « inédit, irrévérencieux, jamais vu à la télé, venez voir ! ». Et si en plus, c'est estampillé « buzz », alors là, bingo.

Je m'explique : lors du buzz de la vidéo du CTPC (« Casse Toi Pauvre Con » ;-) et de nombreux autres, j'ai remarqué que les chaines de télévision diffusaient des images en basse définition, filmées ou capturées sur un écran d'ordinateur. Il y a quelques années (ne serait-ce que 2 ou 3 ans), les rédactions se seraient empressées de demander la « bande » haute définition directement au Parisien ou à l'agence (quitte à payer des droits ou afficher les logos qu'il faut) plutôt que de diffuser des images de mauvaises qualité. D'ailleurs il me semble que l'agence qui dispose des droits à proposé au préalable la vidéo à plusieurs autres supports médiatiques très important qui ont refusé… pour y revenir une fois que l'étiquette buzz fut accolée, par le biais des captures d'écran.
Je remarque que ces vidéos basses définition (pas seulement parce qu'elles sont issues de caméras amateurs mais surtout parce qu'elle sont pixelisées par la compression et la petite taille du lecteur internet) sont de plus en plus fréquentes à la télévision : sans doute parfois à cause de l'impossibilité ou de la difficulté d'obtenir rapidement la source en haute qualité et les autorisations qui vont avec, mais aussi parfois, il me semble, pour bien montrer aux téléspectateurs que ces vidéos viennent du net, avec les sous entendus qu'il y a derrière. Pratique également en cas de clash avec les auteurs ou les acteurs : « ça vient du net, ce n'est pas de notre faute » (cf. Laurent Joffrin au moment du divorce du président, même si le contexte était différent).

Tout cela peut paraître hors sujet mais je tenais à donner mon avis là dessus car finalement, il y a probablement eu bien plus de gens qui ont vu cette vidéo à la télévision (un simple passage dans un 20h fait déjà plus que le nombre de vues cumulées), et il me semble que les codes visuels qui trahissent une diffusion originale sur le net commencent à avoir de plus en plus d'effet sur le grand public télévisuel.

Commentaire / La sagesse des foules

Sur Affordance :

À une époque, je me suis intéressé à la bêtise collective, dans un but plus humoristique et personnel que scientifique.
Par exemple, dans une grande surface, j'ai remarqué qu'après leurs achats, la majorité des gens rangent leurs chariots sur la file la plus longue. Peu se soucient d'équilibrer les files de rangement. Résultat : on se trouve souvent avec des files courtes, voire complètement vides, et une ou deux très longues, que le personnel de la grande surface doit parfois rééquilibrer manuellement plusieurs fois par jours.
Autre exemple amusant : lorsqu'il y a une entrée dans un lieu très fréquenté avec une dizaine de portes à battants alignées (souvent vitrées), la majorité passe par les deux ou trois portes déjà ouvertes par l'utilisateur précédent. Très peu ont l'idée d'en ouvrir une nouvelle pour aller plus vite.
J'en avais une petite collection du même genre mais elle ne me viennent pas à l'esprit au moment ou j'écris.

Commentaire / Fausser les classements

Chez Authueil :

C'est amusant de voir les blogueurs à tendance politique se prendre la tête sur les classements… Faites attention, si ça continue, vous allez bientôt vous intéresser aux sondages ! ;-)

J'aimerai quand même juste ajouter quelque chose à ce propos. Lorsqu'on parle de « qui a la plus grosse » à propos du classement Wikio, on se place du côté blogueurs. Il ne faut pas oublier que beaucoup de lecteurs, pas forcément blogueurs, utilisent ces classement comme une porte d'entrée pour découvrir le monde des blogs ou comme une boussole pour s'y repérer (au même titre que les moteurs de recherche ou les liens isolés). Je veux dire qu'on peut toujours écrire que le classement Wikio est nul en tant que « mesure de quéquette » mais difficile d'affirmer que ces classements sont inutiles pour les lecteurs… rien que le tri thématique, qui se fait de manière assez fine chez Wikio, a dû en dépanner plus d'un et à dû permettre aux plus curieux de découvrir un paquet de blogs méconnus. Si demain, on décrète de supprimer tous les classements et outils de mesures existants liés aux blogs, je pense qu'il y aura beaucoup de monde qui fera la tronche, et pas seulement chez les marketers et les blogueurs orgueilleux.
Après, les divers classements de blogs sont subjectifs, arbitraires dans la méthode, etc. ce sont des indicateurs complémentaires et non des vérités scientifiques, etc. mais ça c'est un autre problème.

Commentaire / Guide Michelin : les nouveaux étoilés et ceux qui perdent

Chez François Simon :

C'est amusant de voir l'Atelier de Robuchon gagner encore une étoile ! Le concept de ce (très bon) restau n'était-il pas justement d'aller à « l'encontre » des critères du guide ? Le Michelin et Joël Robuchon jouent au chat et à la souris.